
Novembre 2007 |
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Le soldat est prêt à tuer pour une raison ou pour une autre, car son éducation d’abord, puis la voix de sa hiérarchie militaire ensuite l’ont persuadé du bien-fondé et de la nécessité d’éliminer son semblable pour une cause dite « juste ». L’injonction est très ancienne et sa récurrence en fait un des scénarios le plus tristement célèbre de l’histoire des civilisations. Sous l’Empire romain, écrit Jean Flori, les chrétiens se montrèrent bons citoyens tout en refusant de servir par les armes. Les écrits d’Origène, de Tertullien ou d’Hippolyte de Rome en témoignent. Ainsi, rapporte-t-on, un soldat peut devenir chrétien s’il s’engage à ne pas tuer, même sur ordre de ses chefs. Mais un chrétien, en revanche, ne doit pas se faire soldat. Si ce dernier passe outre, on devra l’exclure de l’Église en tant qu’assemblée des fidèles. Le début du 4e siècle de notre ère marqua une rupture avec l’approche chrétienne de la non-violence. L’empereur Constantin, converti au christianisme, fait du service militaire un devoir de chrétien. Le sabre et le goupillon feront désormais cause commune. Cette alliance, ajoute J. Pictet, conduisit l'autorité ecclésiastique à légitimer la guerre. Mais cela troubla nombre d'esprits de l'époque. Devant ces scrupules, saint Augustin formula une théorie destinée à calmer les consciences : « c'est la fameuse et funeste doctrine de la guerre juste ». J. Pictet en explique le raisonnement : l'ordre naturel est un reflet de l'ordre divin. Le souverain légitime a le pouvoir d'établir et de maintenir cet ordre. Comme la fin justifie les moyens, d'ajouter l'auteur, les actes de guerre commis pour la cause du souverain perdent tout caractère de péché. Cette guerre est déclarée juste, elle est voulue par Dieu. L'adversaire est dès lors, écrit J. Pictet, l'ennemi de Dieu et il ne saurait faire qu'une guerre injuste. De nos jours, la « guerre juste » demeure-t-elle légitime ? Oui, répond le Catéchisme de l'Église catholique, approuvé par le pape Jean-Paul II en juin 1992. Dans ce vade-mecum de la foi catholique, le recours à l'ancienne doctrine de la guerre dite juste est soumis, par ailleurs, à des « conditions rigoureuses de légitimité morale » et au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du bien commun. Le Vatican dénonce par ailleurs, sans toutefois la condamner formellement, l'accumulation des armes sur laquelle s'appuie la doctrine de la dissuasion « qui appelle de sévères réserves morales ». Le service militaire se voit légitimé et sont considérés comme des serviteurs de la sécurité et de la liberté des peuples ceux qui se vouent au service de la patrie, car « s'ils s'acquittent correctement de leur tâche, ils concourent vraiment au bien commun de la nation et au maintien de la paix ». Les objecteurs de conscience sont l'objet d'une certaine bienveillance « tout en demeurant tenus de servir sous une autre forme la communauté humaine ». La « guerre juste » continue de faire des adeptes, entre autres chez un certain nombre d’intellectuels étatsuniens. Inspirés d’un sursaut patriotique après les événements de septembre 2001, ils publièrent dans leur mouvance un manifeste « Pour quoi nous nous battons. Lettre d’Amérique ». Se réclamant du révérend Martin Luther King quitte à en déformer les propos, soutenant que « L'idée de "guerre juste" s'enracine dans maintes traditions morales laïques et religieuses du monde », affirmant la supériorité du référentiel éthique occidental, ces intellectuels concluent que la raison morale universelle, également nommée loi morale naturelle, peut et doit s'appliquer à la guerre. Comme argument d’autorité, l’on ne fait pas mieux. Mais l’opposition à cette croisade impériale « juste » a par ailleurs du mal à se faire entendre, ce qui fait le jeu de tous les fanatiques et autres kamikazes dont la vision étriquée et assassine de la justice se nourrit du mépris que l’autre leur témoigne. Références : Fiori, Jean. (2006). « L’esprit des croisades ». In : Pyrénées magazine, spécial Cathares, p.25. Pictet, Jean, (1983). « Développement et principes du droit international humanitaire ». Institut Henry-Dunant. Genève et Paris : Éditions A. Pedone, 119 pages. Sur les origines chrétiennes de la guerre juste, voir en particulier les pages 20 à 23. Ouvrage disponible au CICR à Genève. Voir également: Haggenmacher, Pierre. « Guerre juste et guerre régulière dans la doctrine espagnole du XVIe », Revue internationale de la Croix-Rouge, septembre-octobre 1992, no. 797, pp. 450-462. Catéchisme de l'Église catholique. Paris : Mame/Plon. 1992. Voir la partie intitulée « La sauvegarde de la paix », pp. 470-473. « What we are fighting for. A letter from America ». Institute for american values. February 2002. Le Monde. (2002). « Lettre d’Amérique, les raisons d’un combat ». 14 février. La version française in extenso de la Lettre : http://www.voltairenet.org/article9840.html
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http://guycrequie.blogspot.com/ (voir la note publiée le 24 octobre 2007).
http://www.woman.ch/children/1-introduction.php
Le 10 décembre prochain marquera le 60e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle s’impose aux yeux du monde entier comme la pierre fondamentale de l’édifice des droits de l’homme. Sur les 56 États membres de l’ONU à ce moment-là, 48 votèrent en faveur de la Déclaration et 8 s’abstinrent (Afrique du Sud, Biélorussie, Tchécoslovaquie, Pologne, Arabie saoudite, Ukraine, URSS, Yougoslavie).
« Droits et Libertés Tout courts » est un DVD contenant six courts métrages pour les droits de l’homme produits conjointement par l’EIP et Base-court production. L’interface, en français, allemand et italien, a été réalisée par une équipe de spécialistes de l’animation et de l’informatique dont l’objectif fut de rendre la navigation ludique. Les 30 articles de la DUDH figurent dans le DVD ainsi qu’un dossier pédagogique et des liens Internet présentant des acteurs actifs de la promotion de la paix et des droits de l’homme. C’est le 10 décembre prochain que ce DVD sera distribué dans toutes les écoles de Suisse, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. http://www.portail-eip.org/publications/DVD/index.htm
Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales gouvernementales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème. Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'État, de l’époque, Rafael Trujillo (1930-1961). L'Assemblée générale a adopté la Déclaration le 20 décembre 1993 (A/RES/48/104). |
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C’est le nom d’un site qui abrite la revue éponyme consacrée à la sociologie politique de l’international. De nombreux liens et ressources sont proposés, entre autres le site « Challenge. Liberty & Security » dont le travail d’observation sur la situation des droits de l’homme mérite d’être souligné.
« Droits humains/Humanrights.ch», fondée en 1999, vise à donner une meilleure assise aux droits humains en Suisse par des activités de promotion, de sensibilisation, d’information et de réalisation de projets en matière de droits de l’homme. |
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Un nouveau rapport de l’Institut de statistique de l’UNESCO indique que le budget consacré à l’éducation dans un seul pays du niveau de l’Allemagne, la France, l’Italie ou le Royaume-Uni est supérieur à celui consacré à l’éducation par l’ensemble de la région subsaharienne du continent africain. L’édition 2007 du Recueil de données mondiales sur l’éducation propose les dernières statistiques portant sur le domaine de l’éducation - du primaire à l’enseignement supérieur - dans plus de 200 pays. Cette année, le Recueil accorde une place privilégiée à l’examen du financement de l’éducation et présente une série d’indicateurs permettant de comparer les dispositifs de financement entre les différents pays et par niveaux de formation. (Tiré de : Groupe d’études et de recherches sur les mondialisations : http://www.mondialisations.org/php/public/index.php). Le rapport de l’UNESCO :
Il s’agit d’une note d’information du Haut Commissariat des droits de l’homme des Nations Unies sur le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. http://ohchr.org/english/about/docs/newsletter_60th_n2_fr.pdf |
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Un dossier étoffé sur la situation éducative des Roms, préparé par le Service de Veille scientifique et technologique de l’Institut national de recherche pédagogique, en France. |