
Septembre 2007 |
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Après 20 ans de débats et de pourparlers, le projet de Déclaration des peuples autochtones a été récemment adopté par la majorité des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies. Une victoire avant tout symbolique pour les quelque 370 millions d’autochtones dans le monde. En effet, si, d’une part, cette Déclaration est une marque non négligeable de reconnaissance de l’existence de ces peuples, elle n’en demeure pas moins, d’autre part, dénuée de toute force contraignante au plan juridique. Une avancée quand même, entre autres pour les Autochtones de l’Amérique latine où la mémoire précolombienne paraît depuis quelque temps refaire surface en empruntant la voie du politique. Les seuls pays à avoir voté contre le projet de Déclaration sont l’Australie, le Canada, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande. Dans ces pays, le contentieux nombre de fois séculaire avec les Autochtones paraît devoir se prolonger pour on ne saurait dire combien de temps encore. Comment un texte sans force contraignante peut-il à ce point « inquiéter » ces quatre États dont la réputation sort ternie de ce refus de reconnaissance ? L’on peut associer cette attitude au fait qu’au Canada, par exemple, le pouvoir est actuellement détenu par la droite conservatrice ; depuis son arrivée au gouvernement, celle-ci s’est installée dans une opposition systématique à la Déclaration. Le régime précédent, de centre, par contre, la soutenait. Les droites conservatrices misent d’ordinaire sur un électorat plutôt réfractaire à l’aide aux minorités autochtones – qualifiée de politiques d’assistanat coûteuses, contraires à un système méritocratique dont on évite de dire en revanche que ces minorités en sont exclues dès le départ, en raison même de leur condition. Or, ces droites détiennent le pouvoir dans trois des quatre États opposés à la Déclaration. Quant à la Nouvelle-Zélande, la droite constitue l’opposition forte, forçant l’actuel gouvernement à diriger les affaires de l’État au sein d’une coalition de partis. La récente formation du Parti maori dans ce pays constitue cependant un progrès dans l’évolution du paysage politique. Mais d’évidence, ce jeune parti pas réussi à faire infléchir le gouvernement. Les peuples autochtones et plusieurs de leurs dirigeants ont appris avec le temps ce que l’opiniâtreté et la résistance veulent dire. D’aucuns d’entre eux penseront au chef Deskaheh, de la Ligue des six nations iroquoises, qui se rendit à la Société des Nations, en 1923, à Genève, pour faire reconnaître les siens en tant que nations au plan international. Ce fut sans succès. Mais le geste suscitera l’admiration. Il fut un précurseur en quelque sorte de ceux et celles qui peuvent dire aujourd’hui que leur détermination force désormais le respect. Dans ce sens, l’adoption de la Déclaration est, on veut bien le croire, un signe prometteur pour l’avenir. Sources : Texte de la Déclaration sur les droits peuples autochtones ONU : Déclaration sur les droits des peuples autochtones approuvée La promesse des droits humains « Pourquoi le gouvernement conservateur du Canada a-t-il chanté les louanges du premier ministre australien John Howard » Le Parti maori « Les Autochtones, l'autre solitude » « Les Aborigènes d’Australie » Le chef Deskaheh |
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Cette Journée est célébrée le 21 septembre. À Genève, l’association « 21 septembre.ch » a notamment pour objectif de soulever un intérêt général autour de cette journée et de la Décennie pour la paix décrétée par l'ONU et l'UNESCO. http://www.21septembre.ch/fr/articles/qui-sommes-nous.html
Les participants au 5e Congrès mondial de l’Internationale de l’éducation, tenu en juillet dernier, ont notamment adopté une résolution sur « les violations des droits des aborigènes par le gouvernement australien, lequel a récemment eu recours à l’armée pour prendre le contrôle de 64 communautés aborigènes isolées ». http://www.ei-ie.org/fr/news/show.php?id=490&theme=ei&country=global Lors de ce même Congrès, le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'éducation, Vernor Muñoz Villalobos, a déclaré que « Le fait que les frais de scolarité soient toujours demandés dans plus de 70 pays démontre que l'éducation continue d'être considérée comme un coût et non comme un droit ». http://www.ei-ie.org/fr/news/show.php?id=512&theme=ei&country=global
Le Secrétaire général de l'ONU a inauguré le 14 septembre dernier à New York un Groupe de pilotage chargé d'accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en Afrique, alors qu'au sud du Sahara aucun pays n'est à l'heure actuelle prêt sur tous les fronts pour la date butoir de 2015. |
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Le site « Vision of Humanity » présente des dossiers très documentés sur l’état de la paix dans le monde. Les références sur les activités de paix sont nombreuses et fort instructives. http://www.visionofhumanity.com/Research_PeaceReligions/index.php
Fondée en 1921, l’IRG a pour buts de promouvoir l'action non violente contre les causes de la guerre, de soutenir et mettre en relation des personnes de par le monde qui refusent de prendre part à la guerre et à ses préparatifs. http://wri-irg.org/fr/frhome.htm
« Le recours à la médiation devient une des réponses créatives et économiques pour les personnes en conflit. Elles pourront ainsi explorer et construire des solutions cohérentes, sans perdant ni gagnant ». http://www.mediation-valais.ch/index.html
«L'Initiative Paix et Réconciliation, une démarche de paix face à l'impasse politique tchadienne proposée par la société civile consciente de la nécessité de contribuer à la marche du Tchad sur le chemin de la paix et de la réconciliation. » |
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Un rapport du Graduate Institute of International Studies de Genève indique qu’aux États-Unis, on compte 90 armes à feu pour 100 habitants, bien devant le Yémen, avec 61 et la Finlande, avec 56.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES) ont publié un guide de prévention et d’intervention contre la violence envers le personnel de l’éducation intitulé « Vous entrez dans une zone sans violence »
Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Conseil de l'Europe, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) et l’UNESCO sont à la recherche de collaborateurs en vue de la publication d’un recueil de bonnes pratiques concernant l'éducation aux droits de l'homme dans le système scolaire. http://hrea.org/compendium/index_fr.html
Une récente étude du BIT montre que non seulement des enfants sont toujours contraints de travailler dans des mines, mais aussi que la plupart sont des filles. L’ouvrage s’intitule « Loin des regards, les petites filles dans les mines ». |
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À Genève, l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains a pour mandat de dispenser des enseignements en français et en anglais de haut niveau académique, de mener et promouvoir des recherches scientifiques, d’organiser des formations continues et des colloques et de fournir des expertises juridiques dans les domaines du droit international touchant aux situations de conflits armés. |