
Mars 2007 |
![]()
Dans son Rapport mondial sur le développement humain 2005, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) trace un portrait contrasté de la coopération internationale. Derrière ce tableau de la grandeur et de la misère humaines se profile un ensemble d’enjeux qui ne sauraient laisser indifférents les défenseurs des droits de l’homme. Les gains en développement humain ne doivent pas être sous-estimés, nous dit le PNUD. À cet égard, depuis 1990, l’espérance de vie dans les pays en voie de développement s’est allongée de deux ans ; on compte trois millions de décès d’enfants en moins chaque année et 30 millions d’enfants non scolarisés en moins également. Et plus de 130 millions d’individus qui ont échappé à la pauvreté extrême. Mais ces gains ne doivent pas non plus être exagérés, nuance le PNUD. Ainsi, en 2003, 18 pays d’une population combinée de 460 millions d’habitants ont enregistré des scores inférieurs à l’indice de développement humain (IDH) de 1990, une inversion sans précédent. Si certains progrès sont enregistrés ça et là, le fossé entre les riches et les pauvres est loin d’être comblé. Les inégalités qui en découlent peuvent être illustrées par la série de gros plans suivants évoqués par le PNUD lui-même :
Le PNUD affirme que la plupart des pays sont en retard dans la majorité des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le développement humain est chancelant dans certains domaines clés, et les inégalités continuent de se creuser. L’on peut trouver diverses formules diplomatiques et polies pour décrire la divergence entre le progrès dans le développement humain et les ambitions énumérées dans la Déclaration du Millénaire. Aucune d’elles ne peut toutefois cacher une vérité toute simple, nous dit le PNUD : la promesse faite aux individus pauvres n’est pas tenue. Mais sans engagement renouvelé, sans coopération appuyée par l’action pratique, poursuit-il, les OMD seront manqués et l’histoire retiendra la Déclaration du Millénaire comme ayant été une promesse creuse de plus. Trois facteurs explicatifs des inégalités sont à la base du raisonnement du PNUD. Premièrement, l’aide au développement souffre de deux problèmes : le sous financement chronique des pays pauvres et la mauvaise qualité de l’aide. Deuxièmement, les politiques commerciales des pays riches continuent à refuser aux pays pauvres et à leurs citoyens une part équitable de la prospérité mondiale et ce, dans le dédain de la Déclaration du Millénaire. Le troisième facteur est la sécurité. Des conflits violents affectent des centaines de millions de personnes. Pour le PNUD, ces conflits constituent une source de violations systématiques des droits de l’homme et une barrière au progrès dans le sens des OMD. Le monde est divisé et l’ampleur du fossé qui paraît se creuser sous nos yeux soulève de nombreuses questions qui ne sont pas sans rappeler l’état de faiblesse éthique et morale de cette « communauté internationale » des États égoïstes dont on finit par se lasser des engagements non tenus. Référence : PNUD. (2005) « Rapport mondial sur le développement humain ». – Publié en 11 langues. |
![]()
Dans la Lettre précédente, nous faisions état du jugement rendu par la Cour de la circonscription de Tokyo selon lequel « Forcer quiconque à chanter le Kimigayo (hymne national japonais) constitue une violation de la liberté de pensée et de conscience ». Or, ce jugement a été renversé par la Cour suprême du Japon le 27 février dernier. Cette dernière a jugé constitutionnelle l’obligation faite par un directeur d’établissement aux enseignants de musique d’accompagner au piano l’hymne national nippon lors de cérémonies à l’école. Les opposants à ces cérémonies s’opposent aux relents militaristes observés ces dernières années dans le pays. |
![]()
« Est-il possible d'imaginer une ville où la surproduction, le chômage, l'inflation et l'appât du gain seraient inconnus. Où la capacité de consommer ne déterminerait pas la supériorité de certains citoyens sur les autres. Où l'air et l'eau seraient libres de toute pollution. Où l'activité politique ne serait pas une course au pouvoir, au prestige et au profit personnels. Où l'on ne saurait que faire d'un appareil policier et judiciaire? Projet utopique, à première vue; pourtant, c'est ce que veut être Auroville! ». http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Auroville--Auroville_par_Bernard_Proulx
Blogue animé par Stéphane Bussard, Frédéric Koller et Richard Werly, journalistes au quotidien Le Temps de Genève. Pour les auteurs, l'utilité de ce blogue paraît évidente lors des futures sessions du Conseil des droits de l’homme. À condition bien sûr que vous l'utilisiez comme plate-forme de débats et d'échanges. Dont acte. |
![]()
Avec le journal « Le Temps », parcourez l'exposition de dessins de presse actuellement présentée par l'ONU au Palais des Nations jusqu'au 5 avril 2007. Une autre présentation aura lieu à partir de samedi au Festival international du film sur les droits humains, à la Maison des arts du Grütli, à Genève. http://www.letemps.ch/template/galerie.asp?NLArtID=9058
Le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur le droit à l’éducation vient de rendre public son rapport sur le droit à l’éducation chez les personnes souffrant de handicaps. En anglais et en espagnol. Version en français à venir. http://ap.ohchr.org/documents/dpage_f.aspx?m=99
C’est le titre du dossier hiver 2007 que « Nouvelles CSQ » à la violence à l’école. http://www.csq.qc.net/index.cfm/2,0,1676,9703,2299,1675,html |
![]()
L’UNESCO annonce le lancement d’une plate-forme qui met en ligne des ressources de formation développées par des organismes dans le monde entier et dans de nombreux domaines : alphabétisation, informatique, économie, environnement, développement communautaire et bien d’autres sujets. http://topics.developmentgateway.org/openeducation/rc/ItemDetail. |