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sur le séminaire dexperts organisé par lEIP et le BIE Genève, les 18, 19 et 20 octobre 2000
Ce séminaire dexperts avait pour objectifs : 1.2 Les experts Le Bureau international de léducation, représenté par sa directrice, Cécilia Braslavsky, et de Massimo Amadio, spécialiste de programme ; Hoang Bao, chargé de la banque de données du BIE ; Isabel Byron, de la banque de données Innodata ; Felicity Nacereddine, chargée de larchivage et du site Web du BIE ; Saskia Rozemeijer, chargée de projets ; Véronique Debellemanière et Geneviève Edmond. LAssociation mondiale pour lEcole instrument de paix, représentée par Monique Prindezis, Secrétaire générale et des membres-experts du réseau de lEIP : Ramdane Babadji, juriste ; Gisella Cellina, responsable de projets ; Suzanne Gall, consultante en ressources humaines ; Verdiana Grossi, historienne ; Jean Hénaire, socio-pédagogue et Directeur des publications du CIFEDHOP ; Yves Lador, conseiller auprès dorganisations internationales ; Olivier Veyrat, spécialiste en formation et en développement organisationnel ; Michel Vuille, sociologue et Véronique Truchot, spécialiste en sciences de léducation et responsable du site WEB de lEIP. Ont également participé au séminaire au titre dexperts externes : Madeleine Gauthier, professeure-chercheure, coordonnatrice de lobservatoire "Jeunes et société", INRS-Culture, Université du Québec ; Beatriz Santiago, du Ministère argentin de lÉducation nationale ; Usha Vyasulu, Directrice du Commonwealth Educational Media Centre for Asia ; Alfredo Rojas, Bureau régional de léducation de lUNESCO pour lAmérique latine et les Caraïbes. Madame Martine Brunschwig Graf, Présidente du Département de lInstruction publique de la République et Canton de Genève, pour des échanges avec les experts, à la fin de la première journée du séminaire. II. MISE EN CONTEXTE La tenue de ce séminaire est le résultat de projets respectifs du BIE et de lEIP, qui ont convergé vers une intention commune, celle de la création dun observatoire sur lévolution des politiques éducatives, des contenus de lenseignement et de la formation des maîtres en matière déducation aux droits de lhomme, à la paix et à la citoyenneté démocratique. En janvier 1999, le Conseil du Bureau international de léducation, lors de sa quarante-cinquième session, déposait une esquisse de projet relatif à la préparation dune plate-forme déchange dinformation sur le contenu de léducation (UNESCO/BIE\C.XLV/Inf.5. Genève, le 30 décembre 1998). Ce projet voulait sinscrire dans "lune des activités de fond du BIE, dans son nouveau rôle de centre international de contenu de léducation et qui relierait entre eux les usagers potentiels de linformation éducationnelle dans le monde, à travers lutilisation des réseaux informatiques dans la collaboration à la recherche, léchange dinformation, le partage des ressources et la communication." Pendant la première phase de développement de la plate-forme, il était prévu que "la priorité serait donnée aux thèmes prévus dans le programme-cadre du BIE : léducation civique, léducation aux droits humains, les langues et les cultures, lhistoire et la géographie, et les sujets environnementaux." Pour lEIP, la tenue de ce présent séminaire est laboutissement dun projet qui fut élaboré en 1999. Ce projet comportait trois étapes. La première consistait à tenir des États généraux sur léducation à la paix et aux droits de lhomme en vue de faire le bilan dune telle éducation dans le monde et den communiquer les résultats au Haut Commissaire aux droits de lhomme dans la mouvance de lévaluation quil conduit relative à la décennie des Nations Unies pour léducation aux droits de lhomme. La deuxième étape consistait en la publication des résultats des travaux issus de ces États généraux. En tant que prolongement à ces deux premières activités, il fut envisagé, troisièmement, la création dun observatoire permanent en matière davancées ou de reculs de léducation aux droits de lhomme et à la paix dans le monde et dintégration de cette éducation dans les nouveaux curricula. Compte tenu que les projets respectifs du BIE et de lEIP faisaient ressortir des intérêts partagés, il fut convenu entre les deux organisations dexplorer ensemble des voies davenues possibles en vue de mettre en commun les énergies déployées et denvisager de concert la création dun observatoire. Au terme de quelques rencontres conjointes, un projet daccord-cadre de collaboration fut entériné par les deux parties, le 13 avril 2000. Cet accord-cadre de collaboration prévoit de faire mieux connaître aux décideurs, aux chercheurs, aux spécialistes du développement des programmes détudes et aux enseignants les politiques et pratiques éducatives relatives à léducation aux droits de lhomme, à la paix et à la citoyenneté démocratique, et contribuer à la prise de décisions, à lorientation de la recherche et à lapprentissage de vivre ensemble. Pour la période 2000-2002, deux types dactivités sont prévues. La première consiste en la constitution dune plate-forme interactive (dun lieu dobservation), réunissant les informations sur les programmes détudes et les méthodes denseignement permettant ainsi aux usagers un accès rapide, par les moyens électroniques, aux ressources curriculaires dans le monde. Avant de recommander lusage de cette information, cette dernière devra être évaluée/validée par les experts du BIE et de lEIP. Les premiers résultats seront mis à la disposition des usagers à loccasion de la 46e session de la Conférence internationale de léducation en septembre 2001. La seconde activité prévoit, sur la base de linformation recueillie, une analyse approfondie, sous forme notamment détudes de cas, de certaines expériences et de programmes novateurs. III. ÉLÉMENTS DE DISCUSSIONS 3.1 Points dancrages institutionnels Le projet dobservatoire sinscrit dans un double cadre institutionnel : celui de lEIP et celui du BIE. La compréhension des rôles et mandats respectifs des deux organisations doit permettre de mieux identifier les plages communes de travail, notamment les activités distinctes. Se pose dès lors la question de savoir comment une organisation internationale gouvernementale et une organisation internationale non gouvernementale peuvent conjuguer leurs efforts pour atteindre cet objectif. Pour lEIP, observer cest agir sur la décision politique dans le sens qui est le sien, mais à partir de principes éthiques et dun corpus de référence qui est donné par les règles du droit international des droits de lhomme en matière déducation. Cela revient, notamment, à attirer lattention sur les pratiques qui ont cours en ce quelles ont dincompatibles avec ce corpus de référence. Dans une optique convergente, le BIE vise le développement des capacités ("capacity building") et de lexpertise collective, qui sinscrivent dans une logique de promotion des contenus et des méthodes de lenseignement en vue dun "mieux vivre-ensemble". Par ailleurs, les deux organisations favorisent la mise en réseau des connaissances et des expériences, doù la pertinence dun observatoire. La qualité scientifique des analyses à réaliser et des résultats à produire ainsi que la volonté de cultiver le dialogue constant apparaissent comme des points de repères essentiels à la bonne compréhension mutuelle. Il est, par ailleurs, reconnu de part et dautre que, compte tenu des obligations respectives de lEIP et du BIE, des activités parallèles pourraient se développer tout en insistant sur le fait que des passerelles devront être construites de manière à maintenir les liens déchanges qui sont à lorigine du projet. À titre dexemple, lEIP et le BIE pourraient obtenir des informations de leurs propres sources et définir un dénominateur commun. 3.2 Définitions, logiques et objets Le mot " observatoire ", quel que soit le domaine auquel il sapplique, évoque tout de suite un certain nombre de fonctions qui font intervenir un aller-retour dialectique et continu entre un objet théoriquement construit et le terrain des faits. Au nombre de ces fonctions, on retrouve : la collecte de linformation, lanalyse de cette information, lélaboration dinstruments danalyse du domaine considéré, la diffusion de linformation aux personnes et institutions les mieux à même den tirer profit. Par ailleurs, la collecte de linformation na de sens quen fonction dune finalité préalablement définie et doutils conceptuels qui permettent dappréhender le réel que lon se donne pour ambition de cerner. Dans un pareil projet, plusieurs logiques seront mis à luvre. Celles-ci renvoient à la prise de décision sous un éclairage pertinent fourni par les travaux de lobservatoire (une logique de pilotage de systèmes), à la réalisation de travaux à partir de fondements épistémologiques et méthodologiques éprouvés (logique scientifique) et à une démarche empirique en uvre sur le terrain (logique daction). Les principaux objets de lobservatoire sont présentés dans lAccord-cadre de collaboration. Ils concernent les orientations des nouvelles politiques éducatives, les contenus curriculaires et les programmes de formation initiale et continue des enseignants et des enseignantes et ce, en matière déducation aux droits de lhomme, à la paix et à la citoyenneté. Ces objets recouvrent un large éventail de termes et de concepts quil conviendra de définir avec soin.
3.3 Constitution et analyse dun corpus de données À ce chapitre et pour éviter les doublons, il est important : 3.4 Création dune plate-forme informatique La nature ainsi que la portée et la limite de cette plate-forme auraient avantage à être précisées ; pour lEIP, elle sapparente à un support informatique de diffusion des travaux dun observatoire et, à ce titre, pourrait très bien sintégrer dans léconomie générale de son site WEB. Pour le BIE, lentreprise paraît plus coûteuse et sa création commanderait des travaux de programmation ; son utilité serait étendue à un centre informatisé de documentation et à des activités de formation à distance. Dautres questions concrètes sont soulevées. Celles-ci concernent les coûts daccès à linternet, qui varient substantiellement dune région du monde à lautre, voire dun pays à lautre. Pour lEIP, une plate-forme trop sophistiquée, qui demande des applications lourdes, serait difficile daccès pour une large part des intéressés potentiels. 3.5 Compte-rendu dexpériences Cinq expériences en cours ont fait lobjet déchanges : la banque informatisée Innodata du BIE; lobservatoire "Jeunes et société", de lINRS-Culture, Québec; le rôle et les réalisations du Commonwealth Educational Media Centre for Asia; lexploitation dun portail informatique sur les ressources éducatives en Argentine; une approche pour léducation aux droits de lhomme et au "vivre-ensemble" en Amérique latine. Des textes explicatifs figurent en annexe au présent rapport-synthèse. 3.6 Financement et gestion de lobservatoire La mise sur pied dun observatoire nécessite des investissements en personnel, en infrastructure et en matériel. Pour assurer la viabilité dune telle entreprise, un financement récurrent paraît nécessaire. Actuellement, le budget de démarrage octroyé par le Département de linstruction publique de la République et canton de Genève ne permet que la tenue de ce séminaire, la production dun rapport-synthèse et de quelques travaux exploratoires relatifs aux objets détudes de lobservatoire. Dautre part, il conviendrait dassurer une certaine permanence aux activités de lobservatoire, qui se traduirait en la possibilité de disposer de ressources humaines affectées à des tâches de coordination et de vigie. Dans ces perspectives et conformément à lAccord-cadre de collaboration, lEIP et le BIE devraient conjuguer leurs efforts en vue dobtenir des budgets conséquents. IV. PROPOSITIONS DE CHANTIERS À DÉVELOPPER La dernière demi-journée du séminaire a été consacrée à lidentification de projets à réaliser au cours de la période 2000-2002. Pour le BIE, il importe de réaliser une activité prioritaire en vue de la tenue de la Conférence générale, en septembre 2001. Le projet consiste à produire, à lattention des Ministres de léducation, une vidéo illustrant quatre ou cinq expériences éducatives innovantes en matière déducation à la citoyenneté et de "vivre-ensemble". LEIP, pour sa part, a présenté trois projets quelle entend réaliser dans les temps impartis, en conformité avec lAccord-cadre de collaboration. Le premier projet consiste en lorganisation dune rencontre sur la production de statistiques et dindicateurs ; le deuxième a pour objet lélaboration dun champ conceptuel et dun lexique destinés à cerner et à mieux définir le thème "Apprendre à vivre ensemble dans une société démocratique" en particulier à travers léducation aux droits de lhomme, à la paix, à la citoyenneté et aux pratiques citoyennes ; le dernier vise la création dun "mini-portail " consistant en lélaboration dune page WEB sur le "vivre-ensemble" et de "bonnes pratiques éducatives identifiées dans le monde" (Voir en annexe). V. CONCLUSION Ce séminaire a réuni des personnes issues de cultures organisationnelles différentes ne partageant pas nécessairement, au départ ni les mêmes objectifs ni les mêmes modes de fonctionnement. Pour mener à bien ce projet dobservatoire, lappropriation dune commune intention est apparue comme la condition première de la réussite de lentreprise. À cet égard, lAccord-cadre de collaboration, comme il a été rappelé à plusieurs occasions, demeure le point de référence à partir duquel des résultats tangibles peuvent être attendus. À cette fin, des collaborations EIP-BIE sont déjà prévues, notamment aux plans de lanalyse conjointe dexpériences éducatives novatrices, du partage dexpertises en matière de sélection et de collecte de données et de la participation de lEIP à la prochaine Conférence générale du BIE, en septembre 2001. En outre, des rencontres périodiques entre les deux organisations devraient permettre dasseoir le plus concrètement possible les bases de lobservatoire et de préciser les responsabilités de chacun. |
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