ACCORD-CADRE DE COLLABORATION ENTRE

LE BUREAU INTERNATIONAL D’EDUCATION (BIE) ET

L’ASSOCIATION MONDIALE POUR L’ECOLE INSTRUMENT DE PAIX (EIP)



INTRODUCTION

1. L’introduction du concept " Apprendre à vivre ensemble " - un des principes énoncés par la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIème siècle (Rapport Delors) – dans les programmes des écoles est devenue une obligation incontournable étant donné la nécessité de paix entre les nations et à l’intérieur de celles-ci et le besoin d’une coopération et d’une solidarité renforcées pour que la communauté internationale puisse affronter les grands défis de notre temps comme la mondialisation, le renforcement de la cohésion sociale, la diminution de la pauvreté et des inégalités, etc.

2. Le programme-cadre du BIE " l’Adaptation du contenu de l’éducation aux défis du XXIe siècle ", dans son volet A, s’adresse précisément à la problématique " Apprendre à vivre ensemble dans une société démocratique " par l’adaptation du contenu de l’enseignement aux droits de l’homme et à la citoyenneté démocratique, des programmes d’éducation civique, d’histoire et de géographie et des langues et cultures étrangères. La mise en œuvre de ce programme-cadre est prévue par la mise en place de réseaux de coopération régionaux et sous-régionaux.

3. Une plate-forme d’échange d’information sur le contenu de l’enseignement dans ces domaines sera également constituée. Trois types d’opération sont prévus : i) la collecte et le traitement du matériel concernant les contenus et les méthodes d’enseignement ; ii) la validité de la qualité de cette information ; et iii) l’échange et la diffusion de l’information et de l’expérience. Cette plate-forme correspond à la fonction d’observatoire, une des quatre fonctions principales du BIE comme centre de l’UNESCO chargé des contenus de l’éducation.

4. De son côté l’Association mondiale pour l’école instrument de paix contribue activement depuis plus de 30 ans à l’éducation aux droits de l’homme, à la paix et à la citoyenneté démocratique. Pour ce faire, l’Association a mis sur pied un réseau mondial d’enseignants et d’experts en vue de dispenser des formations, d’élaborer des matériels pédagogiques et de collaborer avec les Etats en vue de favoriser la mise en œuvre effective de cette éducation.

5. La proposition de l’EIP, de créer un observatoire sur l’évolution des politiques éducatives, des contenus de l’enseignement et de formation des maîtres en matière d’éducation aux droits de l’homme, à la paix et à la citoyenneté démocratique, correspond donc au programme-cadre du BIE. Les ressources matérielles et intellectuelles des deux organisations peuvent utilement se compléter pour aboutir aux finalités recherchées. Les liens et la coopération qui existent déjà entre elles depuis de longue date ne peuvent que faciliter le bon déroulement de cette entreprise commune.


OBJECTIFS

Faire mieux connaître aux décideurs, aux chercheurs, aux spécialistes du développement des programmes d’études et aux enseignants les politiques et pratiques éducatives relatives à l’éducation aux droits de l’homme, à la paix et à la citoyenneté démocratique, et contribuer à la prise de décisions, à l’orientation de la recherche et à l’apprentissage de vivre ensemble.


ACTIVITES

Deux types d’activités sont prévues pour la période 2000/2002 :

1. Constitution d’une plate-forme interactive (d’un lieu d’observation), réunissant les informations sur les programmes d’études et les méthodes d’enseignement permettant ainsi aux usagers un accès rapide, par les moyens électroniques, aux ressources curriculaires dans le monde. Avant de recommander l’usage de cette information, cette dernière devra être évalueé/validée par les experts du BIE et de l’EIP. Les premiers résultats seront mis à la disposition des usagers à l’occasion de la 46e session de la Conférence internationale de l’éducation en septembre 2001.

2. Sur la base de l’information recueillie, l’analyse approfondie, sous forme notamment d’études de cas, de certaines expériences et de programmes novateurs, sera effectuée et les résultats diffusés.

3. Au fur et à mesure de l’accomplissement de ces deux types d’activités, d’autres activités comme les travaux de recherche, de l’expérimentation pédagogique et de l’élaboration des indicateurs permettant d’identifier les facteurs de réussite et/ou des difficultés de mise en place d’une telle éducation seront entamés.

4. Toutes les activités prévues dans le cadre de cet accord s’appuieront sur les résultats des travaux des réseaux régionaux et sous-régionaux du BIE et du réseau d’enseignants et d’experts de l’EIP.


MISE EN ŒUVRE (1ère étape)

1. Suite à la signature du présent accord-cadre, une rencontre des représentants du BIE et des membres du réseau d’experts de l’EIP sera organisée au début de l’automne 2000 en vue de préciser le cadre de fonctionnement et les méthodes de travail, établir le calendrier des activités, identifier les principaux partenaires et les sources de financement.

FINANCEMENT

1. Les deux parties contribueront au financement des activités prévues conjointement. Le BIE, notamment, prévoira dans son budget, à partir de 2001, le financement des activités retenues dans son plan de travail en relation avec cette activité. Le financement supplémentaire par d’autres sources pour des activités spécifiques sera recherché par les deux parties.


PROCEDURE

1. Cet accord-cadre entre en vigueur dès sa signature par les deux parties et pour une période de 5 ans. Il est reconduit tacitement d’année en année, sauf dénonciation ou demande de modification.

2. Des consultations régulières, tout au moins une fois par an, seront organisées par les deux parties pour évaluer les progrès, identifier les obstacles et décider des modifications pertinentes.


Fait à Genève, le 13 avril 2000

Pour le BIE :
Jacques Hallak, ADG/Directeur Bureau international d'éducation
Pour l’EIP :
Monique Prindezis
Secrétaire générale
Association mondiale pour l'École instrument de paix
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