E I P.INFOS

Bulletin de l’Association Sénégalaise pour l’école Instrument de paix

(EIP-Sénégal)

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N04 JUIN 2005

Education à la paix"

EIP-INFOS, Bulletin de l’EIP-Sénégal

Directeur de publication, Saliou Sarr

Comité de rédaction : Samba Ba, Chérif Atkhana Fall , Amadou Moustapha Gaye

Abdoulaye Guène, Abdoulaye Diallo, Pape Moussa Tidiane N'diaye, julie Blaskowski

Adresse :EIP-Sénégal, Sam Pathé Près de chez Diouri, BP 163 ,Sénégal

Tel et fax : 002219517220

.Email :salioueip@sentoo.sn ou eipsenegal@sunumail.sn

www.eip-cifedhop.org/eipafrique/senegal/senegal.html

SOMMAIRE

Editorial Page 2

Activités de l’EIP-Sénégal Page 4

Célébration de journées internationales Page 17

Echos des clubs EIP Page 21

Dossier Page 25

Didactique Page 27

Loisirs et détente Page 28

 

 

Editorial: l'éducation à la paix

Il n'est point besoin d'être un observateur averti pour constater en cette fin 2004 et en ce début 2005, que la paix , ce mot magique est sur toutes les lèvres au Sénégal. En effet la signature des accords de paix entre le MFDC (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance)et le Gouvernement Sénégalais à Ziguinchor le 30 décembre 2004, suivie du début des négociations le 1er février 2005 à Foundioungne dans la région de Fatick expliquent cette effervescence et suscitent pour le commun des sénégalais un grand espoir .Ces rencontres présagent des lendemains meilleurs dans cette région Sud en proie à une guerre depuis 1982 .

Partout , dans tous les milieux , politiques, associatifs, traditionnel, religieux, ces accords de paix sont bénis et nourrissent l'espoir de voir cette région retrouver sa quiétude , son dynamisme d'antan.

La paix , cependant ne doit pas se limiter au silence des armes. Elle est bien plus que l'absence de guerre. Elle doit être positive fondée sur le respect des droits de l'homme, sur la démocratie. Elle est inséparable du développement économique et social. En effet Il ne peut y avoir de paix véritable sur le plan personnel si l'on sait que la misère et la violence règnent sur le plan social ou que la nature nous menace de destruction parce que nous la détruisons.

L’école, ce lieu de transmission des valeurs, cette matrice de la société civile et politique chargée à la fois d’assurer sa continuité et son renouveau ne doit pas être en reste . Elle doit jouer sa partition dans la construction et la consolidation de la paix. L'école doit accompagner aussi ce processus de paix , car sa réussite ne se mesure plus seulement au nombre de jeunes scolarisés, au nombre de diplômes obtenus mais aussi à sa capacité à former des citoyens responsables et tolérants. Reflet de la société anticipée, l'école doit transmettre des valeurs communes capables de renforcer la cohésion sociale et de resserrer les liens entre les cultures, car il ne suffit plus d'apprendre à bien lire, bien écrire et bien compter, l'apprenant doit aussi apprendre à être, à faire et à vivre ensemble(Commission Delors sur l'éducation au XXI ème siècle). La devise de l'EIP " désarmer l'esprit pour désarmer la main" reflète bien le rôle que l'école doit jouer pour assurer l'éducation à la paix , en son sein et dans son environnement.

L'éducation à la paix apparaît donc comme une nécessité pour instrumenter l' homme et lui permettre de vivre en harmonie avec lui-même, avec ses semblables, avec la nature et conjurer ainsi la violence. Elle est capitale pour prévenir les conflits, l'intolérance car elle élargit les possibilités de choix des individus et leur donne les moyens de résoudre pacifiquement et démocratiquement les conflits. La loi d'orientation 91-22 du 16 février 1991 en son article 1alinéa 2 ne définit -t-elle pas une éducation à la paix quand elle stipule que l'éducation nationale, au sens de la présente loi tend " à promouvoir les valeurs dans lesquelles la nation se reconnaît: elle est éducation pour la liberté , la démocratie pluraliste et les respect des droits de l'homme, développant le sens moral et civique de ceux qu'elle forme ,elle vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l'équité et du respect mutuel.

L'éducation à la paix à pour but de développer le sens "des valeurs universelles et les types de comportements sur lesquels se fondent une culture de paix. C'est "l'ensemble des valeurs, des attitudes, des traditions, des comportements et les modes de vie fondés notamment sur le respect de la vie, le rejet de la violence et la volonté de promouvoir et de pratiquer la non violence à travers l'éducation, le dialogue et la coopération; l'engagement de régler pacifiquement les conflits; le respect de la promotion du droit au développement ainsi que l'égalité des droits et des chances pour les femmes et pour les hommes et des droits de chacun à la liberté d'expression, d'opinion et d'information, l'adhésion aux principes de liberté, de justice, de démocratie, de tolérance, de solidarité, de coopération, du pluralisme, de la diversité culturelle, du dialogue et de la compréhension à tous les niveaux de la société et entre la nations."

Le respect des droits de l'homme et la paix demeurent l'objectif de toute éducation et l'éducation à la paix est une composante essentielle d'une éducation de base de qualité comme l'ont réaffirmé les différents fora sur l'éducation et tel qu'il est exprimé dans les article 29 de la Convention relative aux droits de l'enfant, et 26 Déclaration universelle des droits de l'homme

La conférence de Jomtien en 1990 appelait à une éducation qui donne à chacun les moyens d'agir pour promouvoir la justice sociale, défendre les droits de l'homme et œuvrer pour la paix et la sécurité dans un monde interdépendant, le forum de Dakar en avril 2000 a réaffirmé cette volonté avec force. La construction d'une culture de paix est l'objectif premier de l'UNESCO et elle fait de l'éducation le moyen privilégié d'atteindre la paix et son préambule l'exprime clairement "les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix". La recommandation de l'UNESCO de 1974 sur l'éducation pour la compréhension, la coopération et la paix internationale, et l'éducation relative aux droits de l'homme et des libertés fondamentales exprime bien ce rôle assigné à l'éducation . Il faut en outre signaler que c'est dans cette même dynamique de promotion de la paix par l'éducation que les Nations Unies ont consacré la décennie (2001-2010) à la promotion d'une culture de la non violence et de la paix au profit des enfants du monde..

L'association mondiale pour l'école instrument de paix depuis sa création en 1967, essai de faire de l'école un instrument de paix . L''objectif visé est de "Défendre le droit à l'éducation et promouvoir l'éducation aux droits humains et à la paix, notamment par la résolution non violente des conflits et la lutte contre toute forme d'inégalités et d'injustices sources de ruptures et d'exclusion". Cette éducation doit:

  • favoriser le développement et l'épanouissement personnel ainsi que l'acceptation de l'autre;
  • encourager des comportements nouveaux de coopération et de paix entre les personnes, les groupes et les nations;
  • transmettre des savoirs propres à améliorer les connaissances en matière d'enseignement de la paix et des droits de l'homme.

Il est donc possible de renverser la tendance, et "d'élever l'homme à ériger dans son esprit les défenses de la paix par l'éducation". La coexistence pacifique est possible à l'école comme dans la société d'autant qu'il est scientifiquement incorrect de dire que toute forme de comportement violent soit génétiquement programmé,(Manifeste de Séville) .

L'école doit donc apprendre à l'enfant à réguler ses comportements, . à gérer les situations de conflits de façon créative , en respectant les principes, les règles , qui privilégient la négociation , le dialogue.

Elle doit revoir au besoin son mode de fonctionnement car beaucoup dépend de ce qui se joue à l'intérieur de l'établissement même si l'extérieur a une influence non négligeable. Le type de leadership de l'école, le climat de l'établissement, les réseaux de relations qui se créent entre enseignants, et la Direction, les relations entre élèves , les rapports entre les enseignants et élèves, tout cela joue un rôle important .

Elle doit créer des lieux de parole sinon les fortifier à ce niveau le foyer ou quel que soit le nom qu'on peut lui attribuer , coordination des clubs, amicale doit jouer un rôle de premier plan dans la formation citoyenne des élèves.

Elle doit développer des projets interculturels à l'école et en direction de la communauté pour une plus grande cohésion sociale et permettre le vivre ensemble. Bref l'école doit être un instrument de paix. La session de formation sur l'éducation à la paix que l'EIP-Sénégal a organisé , les 14, 15, 16 mai 2005 au lycée Djignabo à Ziguinchor sur le thème " l'école casamancaise au service de la paix "participe de cette dynamique, de même que le "yendou " des clubs EIP, le 26 juin 2005 au Collège Diamaguène de Thiès.

Dans ce 4è no de EIP infos consacré à l'éducation à la paix vous trouverez naturellement les activités récurrentes de l'EIP-Sénégal au niveau national comme au niveau international notamment la session de Kinshasa et de Lubumbashi en RDC, la célébration de journées internationales, les échos des clubs EIP, un dossier sur l'éducation à la paix , le coin détente comme d'habitude pour vous familiariser avec les droits de l'homme et un hommage à Michel Bastien

Saliou SARR, Président de l'EIP-Sénégal

Activités de l'EIP-Sénégal

Atelier de lancement du plan stratégique 2004-2006 de l'ONDH du 23 au 24 juillet 2004 au Ministère des affaires étrangères

L'ONDH (Organisation nationale des droits de l'homme) a lancé son stratégique (2004-2006), du 23 au 24 juillet 2004 en organisant un atelier sur divers thèmes relatifs aux droits humains. Au cours de l'atelier l'EIP y a abordé le thème "L'école instrument d'éducation aux droits humains et à la paix."

EIP infos vous livre la substance de cette communication bien suivie.

"Le président de l'EIP a montré que chaque jour que Dieu fait les droits humains sont foulés au pied, hypothéquant ainsi les espoirs de paix de millions de personnes dans le monde.

-Attitudes xénophobes entraînant des expulsions massives,

-Intolérance conduisant à des guerres inter- ethniques sanglantes,

-Systèmes politiques répressifs confisquant les libertés les plus élémentaires, et faisant reculer la démocratie,

-Mal gouvernance source de révoltes,

-Conflits politiques souvent résolus par la violence,

-Chômage, les maladies, la pauvreté , l'analphabétisme qui sont le lot de millions de personnes et qui font des droits sociaux, économiques et culturels de simples vœux pieux . Bref autant de situations qui mettent à nu la dignité de l'homme.

Dans cette quête permanente de la paix, l'école qui est au cœur de la société, qu'elle soit formelle ou non est l'institution la plus apte à élever dans l'esprit des hommes les défenses de la paix

à promouvoir le respect des droits de l'homme, la démocratie, la justice et la paix par l'éducation.

Elle est sans conteste un vecteur des valeurs universelles. Cependant force est de constater que pour jouer véritablement son rôle d'instrument de paix, l'école doit opérer de profondes mutations tant au niveau des curricula (formel, non formel, informel, ) qu'au niveau de l'organisation scolaire. Elle doit se démocratiser pour démocratiser la société.

L'école est un laboratoire pour les progrès de la démocratie, des droits de l'homme. Cependant elle ne l'est vraiment que si elle a une longueur d'avance sur la société moyenne, si elle est capable de présenter aux élèves ce qu'il y'a de mieux dans la société contemporaine et les préparer au moins aux changements prévisibles. Elle doit préparer des citoyens plus conscients que ceux d'aujourd'hui. L'élève doit apprendre que le propre de l'homme est de vivre dans l'invention permanente de nouveaux rapports sociaux , de nouveaux modes de vie.

Dans la pratique qu'est-ce que l' école instrument de paix? L'école instrument de paix , c'est

-une école au service de l’humanité

-une école qui ouvre le chemin de la compréhension

-une école qui apprend le respect de la vie et des êtres humains

- une école qui enseigne la tolérance

- une école qui développe le sens des responsabilités

- une école qui apprend à l’enfant à vaincre son égoïsme

En somme, l’école instrument de paix est une école :

  • -multiculturelle, tolérante, intégratrice .

A ce propos, jacques Muhlethaler Fondateur de l'EIP est un précurseur de cette forme d'éducation que l'UNESCO a lancé en 1994 seulement à la conférence de Salamanque en Espagne.

  • -Démocratique: qui force la pratique de la démocratie et le sens des responsabilités.
  • -Une école ouverte sur l’extérieur , qui développe la compréhension , qui dispense une éducation à vocation internationale.
  • Une école qui interdit la violence .Une école qui aide l’enfant à gérer les situations de conflits de façon constructive. . C'est à dire une école qui enseigne les procédés de résolution pacifique des conflits et met en place des structures de gestion des conflits .
  • Une école qui développe l’esprit critique des élèves " de petits hommes en devenir et non des moutons dociles " . Une école qui met en œuvre des méthodes participatives pour former de futurs citoyens.
  • -Une école qui éduque aux droits humains, et à la paix:

Ici le curriculum (formel, informel, non formel, caché )et l'organisation scolaire doivent s'imprégner des droits humains et centrés sur l'enfant. Une école ou les droits humains se vivent en classe et à l'école , dans la cour, dans les structures de participation mises en place. L'école doit prêcher par l'exemple.

  • -Une école qui apprend à l’enfant à être coopératif.

L'enfant doit acquérir des compétences pour se concerter avec les autres, collaborer, participer et partager. Car, comme le souligne le rapport Delors " il ne s'agit pas de bien lire, de bien écrire, de bien compter, l'enfant doit apprendre ", à être, à faire et à vivre ensemble"

Une école qui apprend à l'élève à connaître , à aimer et à protéger son environnement:

L'école, lieu de conservation et de transmission des valeurs de la société aux jeunes générations peut être un instrument d'éducation aux droits humains et à la paix. Elle doit donc devenir une école humaniste, sans discrimination, une école de la paix, une école citoyenne, c'est tout cela à la fois, une école qui apprend à l'enfant vivre avec les autres . L'école doit changer et changer la société, promouvoir les droits de l'homme, la paix dans la société.

L'état, les élèves, les parents d'élèves, les enseignants , les syndicats, les associations , c'est toutes ces entités qui doivent se mobiliser pour faire de l'école un instrument de paix . Mais pour cela, il faut appliquer les textes , changer de pratiques , rompre avec des habitudes déjà ancrées .

 

Conférence sur le Thème "Ecole Instrument d'Education à la Paix et aux Droits Humains"

 

-Séminaire de formation des monitrices des garderies communautaires du 2 au 29 Août 2004

 

Atelier sur les Droits de l'Enfant et en IEC

 

Du 2 au 29 août 2004 s'est tenu le séminaire de formation des monitrices des garderies communautaires à l'école de Formation des instituteurs de Thiès '(EFI). L'approche holistique permettait d'aborder plusieurs volets à la fois, santé , nutrition, gestion communautaire , éducation et naturellement les droits de l'enfant et la citoyenneté démocratique ainsi que le techniques d' IEC(information éducation , communication). L'EIP-Sénégal qui avait en charge ce dernier volet après avoir esquissé les grands jalons des droits de l'enfant depuis le début du XXème siècle a animé un atelier sur la convention des droits de l'enfant avec les techniques comme , la pédagogie de la coopération, les études de cas, le Drama et le photo langage . Ensuite, elle a abordé l'éducation à la citoyenneté , ses grands axes, les approches, les compétences citoyennes et la pratique scolaire.

Par rapport à l'IEC , les monitrices ont dans un exercice pratique , appliqué cette technique à un problème de vulgarisation des droits de l'enfant.

 

- Patronage des jeunes de l'ADPAT (Association pour le développement des parcelles assainies de Thiès) sur l'éducation à la paix

L'association pour le développement des Parcelles Assainies de Thiès (ADAPT) a organisé des journées de patronage à l'intention des élèves dudit quartier sur le thème "l'éducation à la paix". Une trentaine d'enfants ont pris par à ce patronage. L'EIP a été invitée à animer une journée sur la résolution pacifique des conflits et les droits de l'enfant.

Samba BA a présenté un atelier bien suivi sur les procédés de résolution pacifique des conflits . Les élèves après avoir noté les procédés de transformation des conflits comme l'humour, ont simulé les différents procédés comme la négociation, la médiation, les compromis, le partage etc.; Ils ont promis d'appliquer ces techniques dans les quartier et à l'école.

A partir de proverbes bien de chez nous, des études de cas, des photos, Saliou SARR a abordé dans un style participatif les principaux droits de l'enfant et les responsabilités correspondantes.

 

Les élèves bien intéressés ont ensuite résumé les droits de l'enfant en Wolof. Tout cela a été appliqué dans des exercices à des situations de violations des droits de l'enfant. Il faut noter que le Drama a permis aux enfants de se familiariser avec des situations de droits de l'enfant caractéristiques d'autres régions du monde qu'ils n'ont jamais vécus.

Samba Ba

 

-

Formation des enseignants de Diakhaté: sur " termes et concepts relatifs aux droits humains"

Le président de l'EIP a présenté dans le cadre de la préparation des enseignants aux grands concours notamment à l'ENAM, un cours sur les termes et concepts relatifs aux droits de l'homme:

Après avoir défini la notion de droits de l'homme, le président de l'EIP a expliqué les deux approches du droit notamment le droit naturel et le droit positif avec des exemples à l'appui.

Il a ensuite défini les déférentes catégories de droits suivant les critère de titulaire, de contenu, et de la procédure de mise en œuvre avant d'aborder les sources des droits de l'homme comme les déclarations, les conventions et la portée des droits de l'homme.

La partie consacrée aux types d'instruments et étapes d'application a été bien suivie par les participants qui ont apprécié notamment la description de l'itinéraire d'une convention avec la métaphore du fruit, le droit en grain, le droit vert , le droit mur.

La dernière partie de l'exposé portait sur le système international de protection avec les organes constitutionnels et les organes conventionnels.

Abdoulaye Diallo

 

Formation des moniteurs des cases des tout petits "nouvelles créations de Dakar et Thiès" du 11 octobre au 12 novembre 2004 aux droits de l'enfant

La Direction du préscolaire a organisé une session de formation des moniteurs des "cases des tout petits"(nouvelles créations) pour les initier à l'approche holistique . Cette session de formation initiale a réuni les moniteurs des cases des tout petits "nouvelles créations de Dakar et Thiès". Il faut rappeler que l'EIP a en charge depuis le début du "projet formation des moniteurs des cases des tout petits", le volet droits de l'enfant et citoyenneté . L'intervention de l'EIP comportait deux grandes phases:

-Une partie théorique sur l'historique des droits de l'enfant qui a souligné le passage des premières déclarations des droits de l'enfant notamment la déclaration de 1923 en 5 points d' Egglantine Jebb, la déclaration de Genève de 1924, les 7 principes énoncés en 1948, les 10 principes de 1959, à l'adoption de la convention de novembre 1989, et la date d'entrée en vigueur. Le conférencier a montré exemples à l'appui comment la métaphore du fruit illustre l'évolution des droits de l'enfant notamment le passage des déclarations citées plus haut à la convention , du droit vert en droit mûr , donc positif.

-Ensuite l'EIP a animé un atelier pédagogique sur l' appropriation de la Convention internationale des droits de l'enfant avec des techniques participatives et humanistes comme par la pédagogie de la coopération, le zig -zag, les études de cas, le Drama et le projet d'action etc..

 

Atelier de Formation sur la Citoyenneté Démocratique

 

-Session de formation des enseignants Congolais du 8 au 19 novembre 2004 à Kinshasa et à Lubumbashi sur l'éducation aux droits de l'homme et à la paix

Du 6 au 19 novembre 2004, l'EIP-Sénégal représentée par Saliou SARR et L'EIP-Belgique représentée par Bernadette Jospin, Marc Gourlé et Nicole Foriez ont animé une session de formation des enseignants congolais organisée par LHAC(Laïcité et humanisme en Afrique Centrale) (asbl)

La mission comportait trois volets :

  • Poursuivre le travail entamé en 2003 avec les formateurs de formateurs de l’EIP Congo afin de leur permettre d’organiser des sessions de formation à Kinshasa ou dans d’autres régions du pays.
  • Evaluer le travail de formation effectué depuis 1998 à Kinshasa par l’EIP, LHAC et HS (Humanisme et Solidarité)
  • Organiser une première session de formation à l’enseignement des droits de l’Homme et de la paix à Lubumbashi, le thème choisi étant : " L’école congolaise au service de la paix : une utopie ? "

 

Atelier sur l'appropriation de la CEDEFà lubumbashi

Réunion Préparatoire des Formateurs à Lubumbashi

-La session de formation des formateurs s'est déroulée à Kinshasa dans les locaux de l'école Belge à la Gombé et a réuni 15 formateurs de l'EIP-Congo qui ont régulièrement suivi les ateliers depuis 1998, date de la première mission.

La session a commencé par un hommage à Michel Bastien de l'EIP-Belgique, le pionnier de ces sessions de formation aujourd'hui rappelé à Dieu. Formateur hors pair, Michel Bastien était un homme très ouvert, humble qui avait le sens du partage .

Les formateurs Congolais devaient identifier le rôle du formateur, ses différentes tâches et inventorier la boite à outils du formateur. Plusieurs techniques ont été identifiées et mis en pratique notamment les études de cas , le graffiti, le mur du silence, le croquis langage, le mandala, mon échelle des droits de l'homme, la pédagogie de la coopération etc.. Les participants ont en dernier lieu élaboré un module sur l'enseignement de la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples.

-La session su l'évaluation du travail effectué depuis 1998 s'est déroulée dans la salle Brel de la Délégation Wallonie Bruxelles . L'évaluation a été jugée positive, eu égard à plusieurs faits palpables: l'existence d'un collectifs d'enseignants formés à la pratique de l'éducation aux droits de l'homme et à la paix , en l'occurrence, l'EIP-Congo, avec ses structures , reconnue par Genève, le nombre toujours croissant d'enseignant formés, des projets réalisés ça et là par les enseignants formés dans diverses écoles de Kinshasa , des formateurs prêts à former d'autres enseignants à travers le pays comme à Kisangani, Matadi etc..

-La session de Lubumbashi dans le Katanga à 2000 km de Kinshasa a réuni près de 100 enseignants, instituteurs, professeurs de lycée , inspecteur de l'enseignement,. Presque tous étaient à leur premier contact avec les textes relatifs aux droits humains. La session s'est déroulée au théâtre de la ville de Lubumbashi. La plupart n'ont jamais participé à une formation aux droits humains. Les conférences qui portaient sur des thèmes comme les droits de l'homme en droit Congolais, femme et démocratie, éducation multiculturelle, l'éducation traditionnelle Congolaise, la problématique des enfants des rues au Katanga, ont permis d'aborder en atelier des exercices d'appropriation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard de femmes, de la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples, la lutte contre les préjugés , les droits des personnes malades du SIDA , le projet d'école, avec des techniques comme le graffiti, la pédagogie de la coopération, mon échelle des droits de l'homme etc..

Les ateliers poursuivaient plusieurs objectifs. Parmi les plus importants:

  • Faire découvrir et s’approprier le contenu des textes fondamentaux en matière de droits de l’Homme.
  • Faire découvrir et pratiquer des pédagogies actives et spécifiques à l’éducation aux droits de l’Homme ;
  • Echanger et partager des approches pédagogiques permettant de développer une éducation aux droits de l’Homme et à la paix dans le contexte scolaire africain ;
  • Prendre conscience des préjugés et stéréotypes qui accentuent les différences entre les communautés ethniques, culturelles, religieuses, philosophiques.
  • Identifier des comportements ou des actions pour rapprocher ces différentes communautés ;
  • Identifier et dépasser les préjugés empêchant une lutte efficace contre le VIH/SIDA
  • Reconnaître les droits des personnes malades du SIDA ;
  • Prendre conscience des croyances et attitudes discriminatoires à l’égard des femmes ;
  • Rendre les participants actifs et protagonistes d’un changement en vue du respect des droits de la femme ;
  • Elaborer les grandes lignes d’un projet d’école.

L'équipe de formateurs belges et sénégalais a travaillé en coopération avec trois formateurs Congolais, ce qui a pu faciliter la formation . Chaque formateur belge et sénégalais était doublé d'un formateur Congolais et avait en charge 30 participants . Il fallait faire preuve d'imagination , d'efficacité et appliquer les recettes de la pédagogie des grands groupes.

Au total une bonne session en RDC, avec la redécouverte de la" Téranga" Congolaise, les plats comme la moamb, le pondu, le foufou etc..

"jambo, jambo"

 

Saliou SARR

Formation des Formateurs à Kinshasa (Ecole Belge)

-Atelier de formation des responsables des écoles Associées de l'Unesco au BREDA le 23 novembre 2004 sur le thème "Education aux droits de l'homme et à la citoyenneté démocratique"

La commission nationale pour l'UNESCO du Sénégal a organisé les 22 et 23 novembre 2004 un atelier de formation à l'intention des responsables des écoles Associées de l'UNESCO sur la tolérance et l'éducation aux droits humains et à la citoyenneté démocratique. Rappelons que les écoles associées sont des écoles qui dispensent une éducation pour la compréhension, la coopération, la paix internationale et les droits de l'homme, en d'autres termes une éducation à vocation internationale. Au Sénégal elles sont nombreuses , disséminées dans tout le pays et vont des écoles primaires aux écoles de formation d'instituteurs en passant par les collèges et les Lycées. Le président de l'EIP y a présenté une communication sur l'éducation aux droits humains et à la citoyenneté démocratique. Après avoir montré dans une introduction la connexion entre les deux sujets , l'urgence d'une éducation aux droits humains et à la citoyenneté démocratique compte tenu des défis actuels Mr SARR a bâti son exposé sur les axes suivants:

-le cadre conceptuel de l'éducation aux droits humains et à la citoyenneté démocratique,

-les compétences et les approches,

- les méthodes , techniques et évaluation

-le dispositif à mettre en place à l'école car l'éducation aux droits humains est globale, systémique . Elle intègre aussi bien les activités de classe, que l'organisation scolaire .Tous les curricula sont concernés, formel, non formel, informel, caché.

'voir le site de l'EIP-Sénégal :www.eip-cifedhop.org/eipafrique/senegal/senegal.html

Conférence et atelier au BREDA sur l'Education aux Droits Humains et à la Citoyenneté

 

Participation de l'EIP-sénégal à l'atelier d'évaluation du projet "Droits sociaux, économiques, et culturels" des petites bonnes avec la Fondation Canadienne des droits de la personne à Dakar du 28 novembre au 3 décembre 2004 à Dakar

Du 28 novembre au 3 décembre 2004, l'EIP- Sénégal a participé à l'atelier de suivi sur la promotion et la défense des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des petites filles employées domestiques organisé par la Fondation Canadienne des droits de la personne. Quinze participants venus du Burkina Faso, du Niger , du Mali, du Sénégal, du Maroc étaient présents. Les objectifs de l'atelier étaient les suivants:

-Evaluer les actions des organisations partenaires

-Améliorer et intégrer des techniques de suivi et d'évaluation en éducation aux droits de la personne

-Evaluer l'apport du projet pour les organisations partenaires

-Dégager des perspectives spécifiques au projet "petites bonnes"

-Dégager des perspectives globales pour le programme Afrique de la Fondation canadienne des droits de la personne.

L'atelier a comporté deux grandes parties: une première partie a porté sur le bilan et l'évaluation de la 2ème phase du projet, et une deuxième partie a été consacrée une exploitation des perspectives régionales du programme Afrique de la FCDP.

L'EIP-Sénégal y a présenté les résultats d'une enquête réalisée sur la "situation petites bonnes à Thiès ".

Cet atelier a permis aussi de revisiter les notions développées à la session d'été 2003 de Montréal du PIFDP sur la spirale de l'apprentissage, l'évaluation en éducation aux droits de la personne avec les indicateurs quantitatifs et qualitatifs, le visionnement stratégique avec les pistes , les objectifs stratégiques et les activités, le changement des groupes cibles.

Mme Salimata Sawadogo présidente de la Commission Africaine des droits de l'homme et des peuples a présenté les mécanismes de protection de la femme au sein de la commission en insistant sur le protocole de la charte Africaine relatif aux droits de la femme. Cette communication bien suivie a suscité beaucoup de questions de la part des participants.

Enfin, Mme Eugénie AW, journaliste a livré aux participants une synthèse sur la base des différents projets réalisés par les participants après les sessions organisées par la Fondation canadienne des droits de la personne (PIFDP).Elle a dégagé des pistes à explorer et des perspectives pouvant conduire à la mise en œuvre éventuelle d'un programme Afrique en éducation aux droits de la personne qui respecte le mandat de la Fondation Canadienne des droits de la personne.

Les participants ont joint l'utile à l'agréable avec la visite de l'ANAFA (Association Nationale d'alphabétisation et de formation des adultes) et une excursion à Gorée.

 

Atelier de formation à l'hôtel Al Afifa

Formation des enseignants du préscolaire (Public et privé, )à Thiès du 8 au 17 décembre 2004 /

Près de 100 participants avaient pris part à la session de formation organisée par la direction régionale de la petite enfance sur l'éducation intégratrice, la santé et la nutrition, l'approche communautaire, et l'éducation à la citoyenneté démocratique.

 

L'EIP comme d'habitude y a présenté une communication sur l'éducation à la citoyenneté démocratique et animé un atelier sur les droits de l'enfant. L'exposé sur l'éducation à la citoyenneté démocratique était axée sur plusieurs points notamment: l'élucidation des concepts de citoyenneté, de citoyen, d'éducation civique et d'éducation à la citoyenneté, les grands axes de cette éducation, les approches, les compétences, les méthodes et l'organisation scolaire. L'atelier sur les droits de l'enfant comme d'habitude a été participatif et a permis par le biais de technique comme la pédagogie de la coopération, le Drama, les études de cas , les proverbes, de s'approprier la convention des droits de l'enfant

Atelier d'Appropriation de la Convention relative aux Droits de l'Enfant

Atelier de sensibilisation sur la Déclaration universelle des droits de l'homme par le Comité Sénégalais des droits de l'homme, antenne de Thiès, le 26 mars 2005 au siège du RADI

Dans le cadre de l'exécution de ses activités de promotion, le comité Sénégalais des droits de l'homme, antenne de Thiès a organisé un atelier le 26 mars 05 au RADI un atelier de sensibilisation en direction des enseignants sur le thème: la DUDH, historique, les grands principes des droits humains , l'appropriation du contenu et les voies de recours. Cet atelier de sensibilisation a été animé par le Président du comité, Mr Kabyr N'diaye par ailleurs coordonnateur du RADI à Thiès et Saliou SARR, chargé de la promotion des droits de l'homme dans le comité et président de l'EIP- Sénégal . Mr kabyr N'diaye après avoir souhaité la bienvenue aux participants a présenté le comité sénégalais des droits de l'homme , la mise en place de l'antenne de Thiès et ses membres, et décliné le plan d'action de l'antenne de Thiès avec des activités de promotion comme l'organisation de conférence, d'atelier pédagogique, l'animation d'émission radio, des activités de protection notamment la visite des Maisons d'arrêt et de correction de la région de Thiès, M'bour et Tivavouane.

Mr N'diaye a ensuite expliqué avec des exemples à l'appui les principes d'universalité , de non discrimination et d'indivisibilité et d'interdépendance des droits de l'homme.

Mr Saliou SARR, chargé de la promotion après avoir campé l'historique des la déclaration universelle des droits de l'homme notamment les textes qui l'ont inspirés et le contexte de la deuxième guerre mondiale a insisté sur l'importance du texte eu égard aux principes de solidarité, d'égalité, de non discrimination, de liberté, de tolérance qu'il véhicule ,. Il a rappelé que le texte a secrété plus de 70 déclarations, traités et conventions et que la déclaration constitue l'instrument étalon mesure des droits de l'homme.

.Le président de l'EIP a ensuite animé un atelier participatif comme à l'accoutumée sur l'appropriation de la DUDH en utilisant la version simplifiée du texte de l'EIP avec la pédagogie de la coopération, les causeuses, la photo langage, les études de cas, l'exploitation des journaux.

La dernière partie de l'atelier a été consacrée aux voies de recours judiciaires au niveau national,. Mr N'diaye en juriste expérimenté et en homme de terrain après avoir évoqué la hiérarchie des normes, a présenté l'organisation judiciaire sénégalais avec les cours et tribunaux de 1èr degré, de 2ème degré , de 3 ème degré , les juridictions spéciales , les maisons de justice, créations récentes destinées à rapprocher la justice des citoyens. Ensuite, il a exposé les procédure de plainte, le rôle du huissier de justice etc. Cette partie qui rencontre les préoccupations du citoyen a été bien suivie par les participants.

 

Appropriation de la Déclaration universelle des droits de l'homme

Atelier de sensibilisation sur la CEDEF (Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes) le mercredi 27 avril 2005 par le comité Sénégalais des droits de l'homme antenne de THIES au siège du RADI

Le comité sénégalais des droits de l'homme, antenne de Thiès dans le cadre de la célébration de la quinzaine de la femme au Sénégal (25 avril-9 mai 2005) dont le thème est " Vision pour un avenir sûr pour les filles et un développement durable pour les femmes "a animé un atelier le mercredi 27 avril 2005 au siège du RADI (Réseau Africain pour le développement intégré) sur le Thème : Exercices d'appropriation de la CEDEF et Etude de cas pratiques . Le choix du thème se justifie amplement par la persistance des cas de discrimination , des préjugés liés à la scolarisation des filles, des violences faites aux femmes (viol suivi de meurtre la semaine dernière d'une jeune fille dans les hangars de la SNCFS) .. Cet atelier qui a réuni, 10 femmes responsables des groupements féminins affiliés au RADI et des para juristes a comporté trois parties:

-la première partie a été consacrée au rappel de la longue lutte des femmes au niveau international et au Sénégal qui a abouti à de grandes conférences, comme Mexico, Nairobi, Beijing et à l'adoption de textes comme la CEDEF par exemple. Cette première partie à été l'occasion pour Kabyr N'diaye président du Comité Sénégalais, antenne de Thiès , de faire un bref exposé sur les termes et concepts en précisant le sens des mots comme , recommandation , réserve, ratification, les conventions , pactes ou traités , harmonisation etc..

-La deuxième et la troisième partie animées par l' EIP- Sénégal chargée de la promotion dans l'antenne de Thiès ont porté sur l'appropriation de la CEDEF par la technique des causeuses et mon échelle des droits de la femme et sur l'analyse de cas pratiques ayant trait au mariage forcé, à la dot aux violences faites aux femmes, à la possibilité pour la femme d'espacer des naissances etcc . C'est autant de pratiques condamnées par la CEDEF, la constitution du Sénégal, le code de la famille du Sénégal. Les participantes en militantes averties ont relevé les violations des droits de la femme à l'aide des textes précités et proposé des voies de solutions pour que les protections soient effectivement assurées.

La richesse des échanges, la profondeur des débats et les cas de violence, de discrimination enregistrés ça et là proposés par les participants et dont la presse se fait régulièrement l'échos montrent que la CEDEF demeure une actualité et cela malgré la ratification de la CEDEF et son harmonisation avec la loi nationale et l'adoption du protocole additionnel à la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples, relatif aux droits de l'homme en Afrique.

Les femmes et les hommes épris de paix et de justice doivent s'en approprier et vulgariser son contenu.

 

Atelier pédagogique

Session de formation à l'éducation à la paix pour les enseignants du préscolaire , du moyen et du secondaire les 14, 15, 16 Mai 2005 à Ziguinchor

Thème "l'école Casamancaise au service de la paix" .

L'Association Sénégalaise pour l'école Instrument de paix (EIP-Sénégal) a organisé les 14, 15 et 16 Mai 2005 au Lycée Djignabo de Ziguinchor un séminaire de formation à l'éducation à la paix sur le thème "l'école Casamançaise au service de la paix". Cette session qui constitue un volet important de son programme 2004-2005 s'inscrit dans la première phase (2005-2007) du Nouveau programme mondial des l'éducation aux droits de l'homme qui est consacrée à l'éducation aux droits de l'homme dans les programmes des écoles primaires et secondaires et se situe dans le cadre de la décennie des nations Unies de la ,promotion d'une culture de la non violence et de la paix aux profit des enfants du monde( 2001-2010).

Le but de la session est de promouvoir une école instrument de paix pour une plus grande compréhension entre les communautés par la résolution pacifique des conflits. Elle vise à installer chez les enseignants des compétences cognitives, affectives et des habiletés pour faire de l'école un instrument de paix . En définitive , il s'agira de transférer aux élèves des compétences pour la résolution pacifique des conflits, à l'école et hors de l'école, des compétences pour respecter les valeurs véhiculées par la déclaration universelle des droits de l'homme, des compétences pour réaliser des projets relatifs à la paix comme des projets interculturels entre les communautés, des projets relatifs au développement comme l'insertion des enfants en situation difficile dans le système éducatif formel ou non formel.

Sa tenue à Ziguinchor n'est point gratuite en raison de la situation de crise que vit cette région depuis 1982. Aucun secteur de la vie n'a été épargné. Le système éducatif a beaucoup souffert. L'école en tant qu'institution et lieu de transmission des valeurs doit aussi jouer sa partition dans cette quête de la paix, dans l'instauration d'une paix durable en Casamance. Elle doit être au service de la paix, être une école instrument de paix, contribuer à "désarmer l'esprit pour désarmer la main" et ceci d'autant que c'est le lieu où se construit la société future à la lumière de la critique de la société présente. L'EIP est convaincue que pour une paix durable, l'école doit élever dans l'esprit des hommes les défenses de la paix. Elle doit faire acquérir aux enfants des compétences pour;

-prévenir la violence et résoudre les conflits de façon pacifique

-développer une tolérance active

-respecter les règles élaborées

-lutter contre les préjugés

-réaliser des projets de solidarité avec des populations déplacées, des enfants en situations difficiles sont légion dans les écoles de Ziguinchor

-initier des actions de coopération entre groupes de cultures différentes pour une plus grande cohésion sociale

Cette session qui a réunie 30 participants composés, de proviseur de lycée, de principaux de Collège d'enseignement Moyens , de directeurs d'école, de membres d'ONG de défense des droits de l'homme s'est déroulée dans une ambiance de convivialité et d'échanges fructueux.

Pendant trois jours, ils ont échangé sur des thèmes comme :

-une école au service du développement,

-une école multiculturelle,

-une école sans violence

-une école citoyenne

Les sujets abordés très variés ont tourné autour de : Education -Paix- développement, Universalité des droits de l'homme et spécificités culturelles, les conflits, origines et méthodes et procédés de résolution, l'éducation à la citoyenneté.

Les ateliers qui ont essayé de traduire en didactique les thèmes abordés le matin ont porté sur l'élaboration de projet d'action pour la réinsertion des enfants en situation difficile, enfants déplacés, enfants travailleurs, les talibés , les stratégies à mettre en œuvre pour contrer les préjugés, la comparaison entre la Déclaration universelle des droits de l'homme et la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples, la résolution de conflits à l'école avec la méthode de l'arbre à palabre, l'élaboration d'une charte de l'école avec toute la communauté scolaire. Les ateliers ont produit:

-une esquisse de projet d'action en faveur des enfants en situation difficile qui sont légion maintenant à Ziguinchor, talibés, déplacés, petites bonnes etc

-un tableau comparatif entre la DUDH et la CADHP avec les similitudes et les spécificités de la charte Africaine

-Une stratégie pour contrer les préjugés

-un listing de procédés de résolution pacifique des conflits

-un texte décrivant le fonctionnement du conseil de coopération en classe

-un document décrivant la méthode de l'arbre à palabre

-une esquisse de charte des droits et des responsabilités à l'école

Au total , une excellente session au vu de l'évaluation des participants . Le porte parole des participants Mr Aziz M'backé Directeur de l'école Santhiaba rurale de Ziguinchor dans son allocution de remerciements disait" Cette session nous a permis de nous approprier les droits de l'enfant, la déclaration universelle des droits de l'homme , la charte africaine des droits de l'homme et des peuples, d'acquérir des compétences pour résoudre les conflits de façon pacifique, des compétences pour élaborer des projets d'action , pour contrer les préjugés, réaliser des projets interculturels entre communautés de cultures différentes , d'acquérir des techniques participatives. Nous nous engageons à transmettre cela à nos élèves. Nous avons passé trois jours de communion, d'échanges et de partage , nous sommes ainsi armés pour faire de nos écoles des instruments de paix. Nous encourageons cette belle initiative de l'EIP-Sénégal et nous souhaitons qu'elle s'étende aux départements de Bignona et d'Oussouye et à la région de Kolda. "

Les participants ont pris l'engagement de se constituer en réseau d'éducateurs à la paix (voir à cet effet la dépêche de la PANA du 17 mai 2005) et mettre en place une antenne EIP à Ziguinchor . Ils comptent mettre en place dans leur classes et leurs écoles des conseils de coopération, des chartes des droits et des responsabilités .

L'EIP-Sénégal se félicite de la réussite de cette session et remercie vivement tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite cette session, Monique Prindézis secrétaire générale de l'EIP internationale et Directrice du CIFEDHOP de Genève pour son appui constant financier et pédagogique qui n'a ménagé aucun effort pour que cette session se tienne à Ziguinchor. Nous confondons dans les remerciements, l'inspecteur d'Académie de Ziguinchor, Maurice N'Déné Waror, un homme ouvert aux innovations, l'Inspecteur départemental Mr Guèye, Mr Nouha Cissé, le Proviseur du lycée Djignabo pour ses interventions pertinentes, les collaborateurs de l'EIP, Malamine Diémé, du GRAPAC, chérif Sidi Seck, Thérèse Faye, de l'Inspection d' Académie, Messieurs Baboucar Fall, Mr Diack et Mr Massaly de l'IDEN de Ziguinchor.

 

L'EIP-Sénégal compte à la demande de l'Inspection d'académie élargir la formation aux départements de Bignona et d'Oussouye.

Session de Formation à Ziguinchor

Dîner- débat sur le thème: "Education à la paix" le 3 juin 2005 à la chambre de commerce de Thiès

Après l'éducation aux valeurs l'année dernière, le 3 juin 2005, le Centre de Formation Pédagogique du Préscolaire (CFPP) a organisé un dîner débat sur le thème "l'éducation à la paix" dans le jardin de la chambre de Commerce de Thiès, un cadre magnifique. Beaucoup d'enseignants, des directeurs d'écoles, des inspecteurs de l'éducation mais aussi les élèves du Centre avaient fait le déplacement. La cérémonie a commencé par une belle chorégraphie présentée par les élèves du centre ,et par une prestation digne de professionnels de la troupe "Diamoral" symbolisant le vivre ensemble et par un lâcher de colombes.

Le conférencier en l'occurrence Mr Saliou SARR, le président de l'EIP après avoir apporté des clarifications sur les concepts d'éducation à la paix et éducation pour la paix, deux domaines complémentaires a axé son intervention sur 4 points:

-Qu'est-ce que la paix?

-Les défis actuels à la paix et la nécessité d'une éducation à la paix,

-L'éducation à la paix, but, compétences et valeurs africaines de paix,

-L'éducation à la paix, pour qui , où et comment?

Plusieurs questions ont été posées sur les approches notamment sur l'approche culturelle de résolution des conflits, la démocratie scolaire, la paix à l'école. .

 

Dîner Débat du 3 juin à la chambre de commerce de Thiès

Formation de formateurs d'ENDA ECOPOP, les 15, 16, et 17 juin 2005 à l'appropriation d'outils pédagogiques sur "Droits de l'homme et la Décentralisation"

Les 15, 16, 17 juin 2005, le président de l'EIP-Sénégal a animé un atelier consacré à l'appropriation d'outils pédagogiques , sur les droits de l'homme et la décentralisation à ENDA, Dakar.

Il faut préciser que ces outils pédagogiques ,( le guide pédagogique et les cahiers des participants )ont été réalisés par le président de l'EIP sur la commande de l'UNESCO après des sessions de formations destinées aux acteurs de la décentralisation notamment les élus locaux , la société civile à Kaffrine, N'ganda, Kédougou et Saraya . Aujourd'hui ENDA-Tiers Monde suite à un protocole avec l'Unesco a été chargée de mener cette formation auprès des acteurs de la décentralisation au Sénégal. Près d'une quinzaine de participants avaient pris part à ce séminaire, essentiellement des chefs de projets d'ENDA, des consultants d'ENDA et des universitaires évoluant dans les facultés de droit de l'université de Dakar et de Saint-louis.

L'objectif de l'atelier était d'amener les participants à :

-s'approprier le contenu du guide pédagogique et des cahiers des participants sur les droits de l'homme et la décentralisation ainsi que des termes et concepts utilisés

-s'approprier la démarche pédagogique mise en œuvre dans le guide pédagogique

-de simuler une leçon en mettant en œuvre la démarche pédagogique

-proposer d'autres études de cas avec leur résolution en s'inspirant des cas exposés dans les cahiers des participants .

Après un exposé riche du coordonnateur sous régional du projet Mr Papa Ganga Guissé de l'Unesco, sur l'historique du programme, le but et la méthodologie de travail basée sur la recherche action, l'approche droit de l'homme utilisé pour résoudre les, le président de l'EIP a présenté le guide avec ses deux domaines, droits de l'homme et démocratie participative et la gouvernance locale: le rôle des acteurs dans la mise en œuvre de la décentralisation, ses thèmes ou modules et sous thèmes, la démarche pédagogique et le cahiers des participants. Il a ensuite précisé les termes et concepts relatifs aux droits humains utilisé dans les outils et présenté lui -même une simulation sur les droits fondamentaux. Les participants organisés en groupe devaient ensuite s'approprier les contenu du guide et présenter une leçon en mettant en œuvre les techniques d'animation.

 

Au total, une session riche, faite de partage et d'échange qui permettra aux animateurs d'ENDA de sensibiliser les élus locaux de prendre en compte les droits humains dans l'a mise en œuvre des compétences transférées.

Formation à ENDA/ECOPOP sur Droits de l'Homme et Décentralisation

Emissions radios à Thiès /FM

L'EIP- Sénégal poursuit ses émissions à la station Thiès /FM sur l'éducation à la citoyenneté démocratique.

Depuis décembre 2004 que l'EIP-sénégal a commencé à animer cette émission plusieurs thèmes ont été abordés en fonction des préoccupations des citoyens comme la décentralisation, le rôle des élus locaux , le droit d 'être informé, le comité de santé, l'esprit critique, la protection de l'environnement, les droits de l'enfant, les droits des femmes souvent sous forme d'étude de cas, de situation problème que l'EIP a toujours essayé de résoudre avec l'approche droit de l'homme.

La stagiaire Américaine Julie Blaskowski a participé à plusieurs émissions notamment l'éducation à la paix , la résolution pacifique des conflits, le citoyen et la mondialisation etc…

Les membres des clubs EIP participent aussi à l'animation dans le cadre d'un projet de l'EIP sous la houlette de julie "un avenir pour les talibés". Ce projet qui se déroulera durant les mois de juillet et août comporte plusieurs volets: sensibilisation à la radio," khoumbel" dans les quartiers, atelier au centre artisanal de Thiès

 

M. Sarr et Julie à Thiès FM

 

  

Célébrations des journées internationales

Journée de l'enfant Africain, 16 juin 2004

Participation de l'EIP à la journée de sensibilisation du FAWE sur les méfaits de l'excision.

L'EIP a participé au symposium organisé par la FAWE sur l'excision à la salle Daniel Brothier de Thiès. Des professeurs , des parents d'élèves mais surtout des élèves ont pris part à cette rencontre. Il s'agissait d'aborder de façon exhaustive l'excision, en d'autres termes de l'examiner sous les angles religieux, social, scientifique, médical et juridique.

l'EIP qui a traité le volet juridique a montré que l'excision est à la fois une violence physique et morale infligée aux jeunes filles. La CIDE en son article 19 , alinéa 1(version simplifiée de l'EIP)" stipule "L'Etat doit te protéger contre toutes les formes de violences ou de brutalités physiques ou mentales. Il doit te protéger contre l'abandon, la négligence, les mauvais traitements, l'exploitation et les violences sexuelles que tu sois sous la garde de tes parents ou de toute autre personne."

L'article 21, alinéa 1 de la charte africaine des droits et du bien être de l'enfant " les Etats parties à la présente charte prennent toutes les mesures appropriées pour abolir les coutumes et les pratiques négatives , culturelles et sociales qui sont au détriment du bien être, de la dignité, de la croissance et du développement normal de l'enfant en particulier:

a) les coutumes et pratiques préjudiciables à la santé, voire à la vie de l'enfant

b) les coutumes et pratiques qui constituent une discrimination à l'égard de certains enfants, pour des raisons de sexe ou autres raisons

Le Sénégal a intégré la condamnation de l'excision dans son droit pénal par la loi de 99-05 . Ainsi l'article 299 bis stipule "Sera puni d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque aura tenté de porter atteinte à l'intégrité de l'organe génitale d'une personne de sexe féminin par ablation totale ou partielle d'un ou plusieurs de ses éléments , par infibulation, par sensibilisation ou par un autre moyen.

La peine maximale sera appliquée lorsque ces mutilations sexuelles auront été réalisées ou favorisées par une personne relevant du corps médical ou paramédical"

 

En cas de mort, les travaux forcés à perpétuité seront toujours prononcés. "Toute personne qui aura par des dons, promesses, influences, menaces intimidation , abus d'autorité ou de pouvoir , provoqué ces mutilations sexuelles ou donné des instructions pour le commettre sera punie des mêmes peines"

 

Journée internationale des droits de l'homme 10 décembre 2004

Comme à l'accoutumée l'EIP a célébré la journée internationale des droits de l'homme. C'était à L'ISMde Dakar (Institut supérieur de management) en partenariat avec le club des droits de l'homme de l'établissement.

Au programme sketch et atelier d'appropriation de la déclaration universelle des droits de l'homme

-La chorale du club a présenté un sketch sur divers thèmes: la mendicité des talibés, les femmes battues, les enfants soldats

-L' EIP a animé un atelier bien suivi sur le thème "Exercices d'appropriation de la déclaration universelle des droits de l'homme ". L'animateur a d'abord rappelé l'importance de la déclaration universelle des droits de l'homme, l'instrument étalon des droits de l'homme qui a secrété plus de 70 textes relatifs aux droits de l'homme et dont les principes demeurent actuels. Ensuite il retracé brièvement les origines de la déclaration universelle des droits de l'homme, avec les grands textes qui l'ont précédés ainsi que les circonstances de leur proclamation.

A cet effet , il a insisté sur un texte important la charte de kouroukanfouga, recueil de tradition orale adopté par les habitants du mandé 1236 pour harmoniser les rapports entre es habitants.

Les exercices qui ont suivi ont porté sur :

-l'appropriation du texte par pédagogie de la coopération,

-l'élaboration de mon échelle des droits de l'homme et les partage en causeuses

-L'intégration des droits de l'homme dans la vie personnelle des étudiants : ici ils ont cité plusieurs actions qu'ils mènent tous les jours pour promouvoir les droits de l'homme, ensuite ensemble ils ont dressé une liste d'actions sous forme de programme pour leur club des droits de l'homme

-Le dernier exercice a porté sur un projet d'activités avec plusieurs activités:

-le croquis langage avec des dessins tirés des album de l'EIP "dessine moi un droit de l'homme"

-Reportage avec l'étude et le commentaire de journaux à l'aide de la DUDH

-Etude de cas

 

Célébration de la Journée Internationale des Droits de l'Homme à Institut Supérieur de Management à Dakar

 

Journée internationale des femmes, le 8 mars 05

L'EIP a célébré en deux temps la journée internationale des femmes:

La matinée en partenariat avec le centre de Formation Pédagogique Préscolaire Saint - joseph de Thiès avec au programme une conférence sur "les droits de la femme au Sénégal, cadre juridique et mis en œuvre et un atelier pédagogique intitulé "Exercices d'appropriation de la Convention sur l'élimination de toutes le formes de discrimination à l'égard des femmes".

Il faut rappeler que ce centre de formation est une institution de formation des maîtres spécialisée dans l'enseignement préscolaire, forme essentiellement des enseignants de sexe féminin.

Après avoir rappelé les origines de la journée du 8 mars et souligné les grands jalons dans la longue lutte des femmes pour la reconnaissance de leurs droits , leur dignité ( 8 mars 1857 aux Etats Unis , 8 mars 1911 à Vienne, 8 mars 1917 en Russie, Mexico, 1975, 8 mars 1977, Nairobi, 1985, Beijing 1995 etc..) Mr Saliou SARR, président de l'EIP-Sénégal chargé de la promotion des droits de l'homme dans le comité Sénégalais des droits de l'homme, antenne de Thiès a décrit la situation des femmes dans le monde caractérisée par un déni quotidien de leurs droits au plan civil, économique, au plan de la santé avec des exemples à l'appui.

Le conférencier a ensuite de façon exhaustive souligné les droits des femmes à travers la constitution ( 7 janvier 2001), le code de la famille, le code de sécurité sociale, le code du travail, le code pénal notamment la loi du 24 janvier 1999 sur les violences faites aux femmes. Il a ensuite noté les aspects positifs comme ceux accordés à la femme notamment le droit à la propriété de la terre, le droit pour la femme d'avoir son propre patrimoine, les insuffisances comme la discrimination au niveau de l'imposition des salaires, la puissance paternelle qui est seulement exercée par le père en raison de sa qualité de chef de famille , le droit exclusif du mari de choisir le statut conjugal du couple, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, la répudiation de la femme etc..

La dernière partie de la conférence a été consacrée aux causes, de la non effectivité des droits des femmes, comme la non information des femmes de leurs droits , le manque de volonté politique de l'Etat, les pesanteurs sociales , économiques, la peur du prétoire, le coût onéreux de la justice , et enfin les perspectives comme la modification de l'article 152 du code de la famille tendant à remplacer la notion de puissance paternelle à celle d'autorité parentale, le lobbying des ONG pour se constituer en partie civile en cas de violation des droits de la femme.

L'atelier pédagogique qui a suivi a permis aux futures enseignantes de s'approprier la CEDEF, par la pédagogie de la coopération et à travers des études de cas pratiques, d'identifier des violations des droits de la femme et de proposer des voies de solutions. Il s'agit de cas très courants au Sénégal sur les mariages forcés, les violences faites aux femmes, l'exploitation des petites bonnes , le prostitution et le proxénétisme etc

- L'après midi, l'Union des groupements féminins partenaires du RADI(Réseau Africain pour le développement intégré) a organisé en partenariat avec l'Antenne locale du Comité Sénégalais des droits de l'homme, une conférence sur l'autorité parentale.

 

L'EIP chargée de la promotion dans le comité Sénégalais des droits de l'homme est intervenu dans une allocution pour situer la journée du 8 mars et rappelé la longue expérience des femmes dans lutte pour la reconnaissance de leurs droits .Le président de l'EIP a également présenté le cadre juridique dans lequel s'exerce les droits civils, économiques et sociaux des femmes (constitution du 7 janvier 2001, le code pénal, le code de la famille, le code du travail) , les textes adoptés par le Sénégal comme la CEDEF , le protocole additionnel à la charte Africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits de la femme, les aspects positifs et les insuffisances.

 

La fête de la semaine nationale de l'école de base du 19 Mai au 24 Mai 2005: sur le thème

"environnement scolaire et qualité de l'éducation"

 

 

 

Comment assurer une éducation de qualité dans un environnement physique dégradé, dans un cadre non démocratique ? Rappelons que l' éducation de qualité qui visait la lecture, l'écriture et le calcul est aujourd'hui élargie pour répondre à de nouveaux défis tels que les valeurs universelles, la paix , et la sécurité. Dès lors, elle se fonde sur une approche basée sur les droits de l'homme avec les aspects comme la diversité culturelle, la non violence, le développement durable et les compétences de la vie courante. .

Les écoles de Goth, Séssène, M'bousnakh, Ngor dans le département de Thiès l'ont bien compris en célébrant le vendredi 14 mai la semaine de l'école de base édition 2005 à l'école Lamane Godar Sène. Un programme concocté par Mr M'baye et les membres de l'équipe pédagogique sous la houlette du doyen M'baye Diouf avec plusieurs activités:

-Le jeu du Colin maillard, au cours duquel les élèves , les yeux bandés devaient repérer des cadeaux

-Des séances de luttes traditionnelles où les élèves ont revisité les "backs" du terroir

-Un concours de danses traditionnelles où jeunes filles et garçons ont rivalisé de souplesse

- Un sketch fort apprécié sur l'inscription des enfants au CI pour sensibiliser les parents d'élèves qui étaient venus en grand nombre

-Enfin une grande opération de set -setal pour la propreté de l'école et de ses environs comme pour coller au thème de la semaine.

Après la remise des prix aux lauréats par les notables du village, il a été procédé à la visite de la bibliothèque de l'école.

Au total , une grande fête qui a réuni tous les quatre villages .

Mr Pape Moussa Tidiane N'diaye, enseignant à l'école Lamane Godar Sène à M'bousnakh et membre de l'EIP-sénégal

La journée de l'enfant Africain, le 16 juin 2005

L'EIP a organisé une journée de formation le 16 juin 2005 à l'intention du club des droits de l'homme de l'ISM de Dakar (Institut Supérieur de Management ), la première Business school du Sénégal sur les droits de l'enfant . Cette journée a comporté trois grands moments :

Une première partie a été consacrée à l'historique des droits de l'enfant avec le rappel des grandes étapes comme la déclaration de Genève des droits de l'enfant en 5 points, la déclaration de 1948 en 7 points, les 10 principes de 1959 et enfin la convention adoptée en 1989. Cette partie a permis à l'animateur de montrer le caractère universel, interdépendant et indivisible des droits de l'enfant et de revisiter certains termes et concepts relatifs aux droits humains, notamment la distinction entre une déclaration , une recommandation et une convention, un pacte ou un traité en insistant sur le caractère contraignant de la convention avec une description de l'itinéraire d'une convention avec la métaphore du fruit, le droit en grain, le droit vert et le droit mûr .

La deuxième partie a été consacrée à un atelier d'appropriation des la CIDE avec la technique du Drama , des études de cas comme Thierno , le talibé, Fatou la bonne à tout faire, khalidou entre biques et fagots, Aichatou la petite réfugiés, l'utilisation de proverbes pour illustrer les catégories de droits de l'enfant comme les droits à la survie et au développement, les droits à la protection , les droits à la participation.

Le troisième moment, le plus émouvant fut la visite de l'INEFJA (Institut national d'éducation et de formation des jeunes aveugles de Thiès), un institut créé en 1970 et qui accueille des jeunes aveugles du Sénégal. Il revenait d'abord à Mr Dia encadreur de décrire le régime pédagogique de l'Institut.

En effet après quelques notions sur la méthode Braille, les élèves suivent les cours dans les écoles normales de la ville de Thiès , des classes primaires au lycée avec des encadreurs. Il faut remarquer que cet institut a produit beaucoup d'étudiants qui poursuivent leur études à l'étranger, et des cadres disséminés dans le pays. Les étudiants ont posé plusieurs questions sur la méthodes Braille, les sports pratiquées et les difficultés rencontrées . Ils ont promis de collecter des dons pour les élèves.

 

 

Formation des Etudiants de ISM à l'école de Formation d'Instituteurs de Thiès

 

 

 

 

Echos des clubs EIP

La session de formation organisée les 29, 30, 31 mai 2004 à l'intention des clubs EIP sur la résolution pacifique des conflits a été un moment fort dans la vie de clubs .

Il faut rappeler qu'elle avait réuni trente participants, des élèves et leurs encadreurs et abouti à des échanges fructueux . Les élèves et leurs encadreurs ont fait montre d'un intérêt tout particulier pour les questions touchant le vivre ensemble à l'école notamment , la démocratie scolaire, la résolution pacifique des conflits, la médiation à l'école. Cette dynamique qui s'est enclenchée s'est poursuivie en ce début d'année scolaire 2004-2005. Tous les clubs ont renouvelé leur bureau, exécuté leur programme d'activités.

-Le club EIP du CPEX (Collège privé , l'Excellence) , a organisé une causerie sur l'école instrument de paix , ses objectifs, ses structures et le rôle des clubs EIP.

Le Club EIP de CPEX

-Le club EIP du Collège Diamaguène a joué un rôle de premier plan dans la résolution du conflit relatif à la présidence du foyer. Il a en outre organisé plusieurs activités : une sortie pédagogique à Gorée, une journée d'investissement humain pour la propreté de l'école et un match de football entre le club EIP et le club EVF.(Education à la vie familiale et en matière de population) , des conférences sur les problèmes d'éducation, la résolution des conflits etc.

-Le club EIPdu CEM M'bour I a organisé un récital de poème sur la paix lors de l'ouverture du foyer socio-éducatif et organisé une sortie pédagogique.

- Le club EIP du Collège Bassirou MBACKE a célébré la journée de l’enfant africain, le 16 juin 2004 en organisant un débat sur les cas d'enfants en situation difficile comme Thierno le talibé, Fatou la bonne à tout faire, Aïssatou, la prostituée , Khalidou , l'enfant travailleur. Les discussions fort intéressantes ont abouti à des pistes pour assurer à ces enfants toute leur dignité.

 

-Le club de l'ACAPES de Tivavouane a organisé, le samedi 4 juin 2005, une causerie sur l'EIP et les droits de l'enfant en présence de Julie Blaskowsky stagiaire Américaine de l'Université du Minnesota à l'EIP-Sénégal. La présidente du club Melle Faba kane a fait un brillant exposé sur l'EIP, ses objectifs, ses structures, ses activités et le rôle des clubs EIP. Malamine Sané , fondateur du Club après une brève présentation historique sur les droits de l'enfant incluant la signature et la ratification de la convention par le Sénégal, a noté avec des exemples et proverbes a l'appui, les quatre catégories de droits de l'enfant, les droits à la survie, au développement, à la protection et à la participation.

Le Club EIP de Tivaouane

Résolution des conflits à l'école: Cas pratique au CEM Diamaguène "mieux vaut la paix" par Mr Guène, professeur d'Histoire et Géographie et animateur du Club EIP

Le Club EIP du CEM Diamaguène est intervenu dans son établissement pour régler pacifiquement un conflit qui avait opposé des élèves de différentes tendances pour la direction du foyer socio-éducatif.. ".

Il faut souligner que le CEM Diamaguène comme la plupart des lycées et collèges du Sénégal sont souvent à la veille des élections du foyer socio -éducatif le théâtre de conflit de tendances qui paralysent souvent le déroulement normal des cours. C'est comme si les établissement vivaient une sorte de pré campagne électorale, avec des leaders ça et là , souvent investis par les différentes classes et qui se positionnent déjà pour la présidence du foyer. Dans d'autres cas ce sont des élèves par leur charisme, qui s'imposent à un grand nombre d'élèves .Les oppositions apparaissent alors quand les élèves sont appelés à se prononcer sur tel ou tel problème de l'école, une tendance peut par exemple empêcher le leader de l'autre groupe de s'exprimer. Il s'en suit des insultes, des bagarres entre élèves et souvent l'apparition d'armes blanches.

Le CEM Diamaguène n'était pas en reste dans ce tourbillon, chacune des tendances se croyait investie de la volonté populaire, et parlait au nom de tous les élèves. Elles en sont même venues aux mains à plusieurs reprises. Cette situation plongeait ainsi l'école dans une situation d'anarchie totale, les parents d'élèves traditionnellement qui proposait leurs bons offices n'étaient pas intervenus.

C'est dans cette atmosphère de tensions , de suspicions que le club EIP est intervenu pour tenter de faire une médiation. Il faut préciser que cet évènement survient seulement six mois après la session de formation de l'EIP-Sénégal sur la résolution pacifique des conflits à l'intention des clubs EIP des lycées et collège de la ville de Thiès. Le club reçut l'aval du Principal du collège et des professeurs et de tout le personnel de l'établissement pour tenter de calmer le jeu. Le coordonnateur du club EIP fort de l'acquis du séminaire sur les procédés de résolution pacifique des conflits à l'intention des clubs convoqua les différentes tendances pour une explication. Dans la salle outre les représentants des différentes tendances, les responsables des différentes classes, d'anciens élèves du CEM Diamaguène aujourd'hui élèves au Lycée Amadou N'Dack Seck, il y'avait des membres du club EIP .

-Après avoir calmé les représentants des tendances qui à peine dans la salle ont commencé à s'invectiver, le coordonnateur du Club l'EIP les remercia de leur présence qui témoigne de leur volonté de rechercher une issue à la crise dans l'intérêt de l'école. Après avoir reconnu le problème, qui est la lutte pour la direction du foyer, il leur expliqua qu'il peut être résolu à condition que chacun s'y engage.

-Il leur demanda d'adopter des règles pour le déroulement de la négociation.

Ainsi, les élèves se mirent d'accord pour s'écouter, se respecter, demander la parole avant de parler etc.

-Ensuite le coordonnateur accorda la parole aux différentes tendances qui s'expliquèrent sur le conflit, ses origines, le déroulement. En fait chaque tendance croyant détenir le suffrage des élèves, s'exprimait en leur nom et du même coup empêchait les autres tendances de le faire, par des injures , des jets de pierre etc

-Les autres élèves présents apportèrent leur témoignages et expliquèrent à leur tour ce qu'ils avaient observé dans ce conflits qui n'en finit pas.

-Le coordonnateur entama les négociations et en bon médiateur demanda alors aux tendances, protagonistes de proposer des solutions pour la direction du foyer. Que faut -il faire pour régler ce problème, ramener le calme à l'école?

Plusieurs propositions furent mises sur la table par les différentes tendances: organiser des élections entre les délégués de classe, choisir le plus âgé des élèves, choisir l'élève qui a obtenu la plus grande moyenne annuelle , organiser des élections automatiquement, organiser une campagne pour les leaders des différentes tendances et ensuite passer aux voix.

-Le coordonnateur passa en revue avec les protagonistes toutes les propositions. Tous ensemble ils évaluèrent les solutions, une à une quant à leur faisabilité, leur réalisme en tenant compte des principes de démocratie.

-Finalement les élèves optèrent pour une solution , la plus simple . Les délégués de classe élus démocratiquement devaient à leur tour élire le bureau du foyer socio-éducatif , ces derniers devront élire en leur sein le président du foyer et les responsables des différentes commissions

 

Tous les élèves appuyèrent cette proposition et se mettent d'accord à la mettre en œuvre.

Club EIP du Collège Diamaguène

"Yendou "des clubs EIP, le 26 juin 2005 au Collège Diamaguène

L'EIP-Sénégal a organisé un "yendou" le 26 juin 2005 au Collège Diamaguène à l'intention des clubs EIP sur le thème " Droits de l'enfant et résolution pacifique des conflits"

L'objectif du "yendou" était de revisiter les droits de l'enfant dans le cadre de la promotion de la citoyenneté démocratique à l'école et les procédés de résolution pacifique des conflits .

Plusieurs clubs étaient présents: les clubs EIP de Diamaguène, du Cours privé Excellence, de l'ACAPES de Tivaouane, de M'bour I, de Bassirou M'backé., du Préscolaire keur Birima . Au total, près de 25 élèves et leurs encadreurs . il faut noter aussi la présence d 'une Française Dani Avignon de l'association "Main blanche , Main noire" et de julie Blaskowski stagiaire de Human Right Center de l'Université du Minnesota à l'EIP-Sénégal.

-Après les rapports d'activités lus par les représentants des clubs, les élèves de l'école Préscolaire " Keur Birima" ont présenté un beau sketch sur la reconnaissance de la place de la maman dans la famille qui a abouti à un débat animé par Dani sur le triple rôle de la femme dans nos sociétés, (reproducteur, producteur et communautaire), les méfaits de l'éducation sexiste, la nécessité de la mise en œuvre de l'approche genre et enfin sur les valeurs africaines de paix.

-Dans l' atelier animé par julie Blaskowski les élèves devaient de se positionner par rapport à un ensemble d'affirmations inspirées de la convention des droits de l'enfant et justifier leur réponse. Un exercice fort intéressant qui a permis de reconnaître les obstacles dans l'application de la convention dans nos sociétés eu égard aux pesanteurs , aux préjugés etc..

-Le dernier atelier présenté par l'équipe pédagogique de l'EIP-Sénégal portait sur la résolution des conflits par le compromis. Le thème était le travail des enfants. L'objectif était de familiariser les élèves aux divergences d'opinions, de les amener à s'écouter, à dialoguer , à coopérer pour résoudre les conflits .

-La dernière partie du "yendou" animé par le président de l'EIP et par julie Blaskowski a été consacrée aux perspectives des clubs et au projet de vacances. Pour l'année prochaine , les clubs ont proposé de célébrer les journées internationales (10 décembre, 20 novembre , 16 juin etc), d'organiser des activités lucratives pour financer leurs activités, d'organiser des conférences , thé débat et un yendou de fin d'année qui serait une journée de retrouvailles entre les clubs EIP.

Enfin, avec julie les membres des clubs ont ciblé quelques activités de vacances dans le cadre d'un programme de promotion des droits des talibés appelé "un avenir pour le talibé": projection de films, théâtre, émissions radios, ateliers de confection de bracelets par les talibés etc.

Plusieurs ruinions au cours des mois de juillet et d'août sont prévues au siège de l'EIP-sénégal pour exécuter ce programme .

Au total un bon "yendou" arrosé par un succulent "tiébou yapp" (riz à la viande )avec des moments de communion, de partage entre les membres de la grande famille EIP.

 

Les Participants de Yendou des clubs EIP au CEM Diamaguène

 

 

Le programme "Un Avenir pour les Talibés" de l'EIP-Sénégal

"Un avenir pour les talibés" est un programme de l'EIP-Sénégal initié par les jeunes des clubs EIP lors du "yendou" du 25 juin 2005 et supervisé par la stagiaire Américaine , Julie Blaskowski. Le prochain numéro de EIP-info, se fera l'écho de ce programme exécuté de bout en bout par les élèves membres des clubs EIP. julie retrace la genèse du programme et ses différents volets .

"Depuis que j'ai fais la connaissance des membres des clubs EIP, je suis impressionnée par l'enthousiasme des élèves. Ils connaissent bien les sujets dont l'EIP s'occupe, par exemple les droits de l'enfant et la résolution pacifique des conflits, et ils voudraient les promouvoir. Ils sont convaincus qu'avec dialogue et éducation , il est possible de créer la paix dans les écoles, et éventuellement, dans le monde.

A cause de cet enthousiasme, j'ai décidé de proposer aux élèves de réaliser un programme cet été, dans lequel ils pourraient instituer les valeurs de EIP. Pendant le "yendou" avec les clubs, nous avons discuté toutes cibles possibles pour le programme. Les élèves ont suggéré les petites bonnes, les groupes des femmes, la violence aux stades et les talibés. Finalement, les élèves ont décidé que l'objectif du programme serait de promouvoir les droits des talibés.

Trois projets ont été identifié dans le programme, qui s'appelle "Un Avenir pour les Talibés." ---Premièrement, et le plus important, nous avons décidé de créer un partenariat avec un daara. Dans le cadre de ce partenariat, les talibés auraient l'occasion d'apprendre un métier d'un artisan local et nous fournirions des matériaux dont le daara a besoin, par exemple, du savon, du sucre et de la toile.

Par la suggestion de M. GAOUSOU, responsable de club EIP Bassirou M'Backé, nous avons décidé de travailler avec Pape DIOP, un artisan au Centre Artisanal de Thiès, qui crée des bijoux à partir des cornes des animaux. Ce métier nous semblait idéal parce que ce n'est pas difficile et les matériaux exigés ne sont ni compliqués ni trop chers. En plus, le métier permet aux enfants d'utiliser leur créativité et développer leur intelligence.

Avec l'aide de M. MANE, responsable de club EIP Mbour I, nous avons réussi à trouver les daaras qui acceptaient notre programme grâce à Mme Ba surveillante au collège Mbour I . Il s'agit du daara de Idrissa Gaye et de Sérigne Dème au parcelles Assainies. .

Les ateliers avec les talibés se tiendraient en deux temps, les jeudi 21 et 28 juillet 2005 dans les deux daaras.

En plus d'enseigner un métier aux talibés, les élèves voudraient vulgariser l'idée, "Une Famille, Un Talibé." Dans ce concept, une famille prendrait en charge un talibé pour le nourrir, lui laver les vêtements, et lui permettre de se laver dans la maison. En plus des bénéfices matériaux de cette initiative, le talibé aura l'occasion de développer une relation avec tous les membres de la famille, une relation qui promouvrait le développement social de l'enfant.

Pour faciliter la sensibilisation du public à l'initiative "Une Famille, Un Talibé," les élèves ont décidé d'organiser deux khumbels,(radio crochets accompagné de danse populaire) dont un aurait lieu à Thiès et l'autre à Tivaouane , une ville distante de 30 km de Thiès . Pendant les xumbels, on a décidé de poser les questions au sujet des droits de l'enfant. Les jeunes qui trouveraient des bonnes réponses gagneraient des lots constitués de petits cadeaux , postes radio., tea shirt EIP, casquettes, colliers etc

Le troisième projet du programme serait un jeu concours lié à l'émission de radio à Thiès FM. Le concours vise à cibler les jeunes pour les éduquer au sujet de citoyenneté pour qu'ils puissent créer une société de paix. L'émission sera aussi un moyen de sensibiliser les auditeurs au sujet du programme "Un Avenir pour les Talibés."

Avec les trois projets , les membres des clubs EIP espèrent changer le comportement de leurs voisins. Ils croient qu'avec leurs propres exemples comme jeunes qui s'occupent des talibés, il sera possible d'encourager les autres d'agir en solidarité pour le bien-être de ces jeunes élèves des écoles coraniques

Julie Blaskowski

 

 

 

 

Dossier

Education à la paix et tradition Africaine

L' héritage culturel Africain est un vivier pour l' éducation à la paix car il est riche, varié et fournit un contenu appréciable . Et comme le fait remarquer un ancien d'un village de Mozambique, "on peut faire venir la culture de, guerre par avion et l'aide humanitaire par camion mais on ne peut pas nous apporter la culture de paix, car c'est un arbre fermement enraciné dans notre terre". En d'autres termes la volonté d'une paix durable et son édification ne peut venir que de nous-mêmes. D'abord, la paix n'est pas un concept étranger à la culture Africaine; elle se retrouve dans les salutations chez les Wolofs du Sénégal, les Mandingues de l'Ouest Africain "As -tu la paix, la paix seulement", elle signifie aussi la sérénité ( la paix du cœur), la santé ( la paix du corps), l'entente (la paix familiale, sociale). Au Kenya elle est symbolisée par des objets:

-la corde symbole de la souplesse et de la force chez les Rendilles est fabriquée en tressant des fibres de sisal sauvage et des peaux d'animaux, des matériaux qui sont plus résistants ensemble; elle montre que les peuples différents peuvent vivre ensemble, que la diversité contribue à rendre une communauté plus forte et que les vies des uns et des autres sont liées comme les clans et la famille;

-le pot à lait , l'urup, un vase en forme d'entonnoir fait de sisal sauvage est utilisé chez les Rendilles pendant les cérémonies pour la paix, la prospérité et la sécurité;

- la ceinture de perles, chez les Pokots, elle peut mettre fin à un combat.

La paix se trouve, dans l'équilibre d'un société saine, d'un environnement sain dans la plupart des sociétés Africaines; elle est exprimée dans les proverbes "un homme belliqueux n'est pas bon voisin", "qui n'a pas la paix errera", "c'est dans la paix que tout est possible" etc. elle se trouve dans les récits des griots.

L'héritage culturel africain révèle des valeurs éthiques communes à la plupart des sociétés africaines qui sont les bases d'une paix durable:

-la tolérance religieuse: la religion africaine est la plus tolérante des trois traditions religieuses en Afrique et tend à modérer les religions telles que l'Islam et le Christianisme, nous n'en voulons pour preuve que les syncrétismes religieux qui ont cours sur le continent. L'œcuménisme religieux, est aussi un trait culturel important, c'est à dire la capacité d'aller au-delà de sa propre religion;

-la solidarité de groupe: les hommes ont devoirs et obligations à l'égard des groupes dans lesquels ils sont nés, en Afrique on se sent dans l'obligation de travailler pour le bien du groupe et non pour des intérêts individuels. Ce groupe constitue aussi un support social pour les personnes marginalisées ou en détresse (orphelins, veufs, handicapés, personnes du troisième âge). La solidarité Africaine est édifiée sur l'intérêt mutuel et reste l'expression de la responsabilité du groupe;

-l' hospitalité, la téranga: ce n'est pas une valeur exclusivement sénégalaise mais on peut dire qu'elle se manifeste dans ce pays sous une forme particulière, le terme utilisé pour la traduire indique bien plus le bon accueil fait à l'autre; au-delà de la simple assistance à une personne démunie, la téranga exprime: le plaisir de recevoir un hôte, quelles que soit sa condition et sa position sociale (et dans la pure tradition de téranga ne réserve -t-on pas le repas du convive inconnu), le désir de combler l'autre en lui offrant un bon lit, une bonne nourriture, des cadeaux, c'est un devoir pour tout sénégalais, tout étranger qui arrive dans une maison aux heures de repas, possède les mêmes droits que les autres membres de la famille;

-la vie associative: l'histoire nous a montré que les différentes ethnies africaines, une fois qu'elles vivaient ensemble, se voyaient contraintes d'encourager la camaraderie et de rechercher constamment un terrain d'entente, en cas de problème. Former des groupes de camaraderie, conclure des accords de paix et des liens fraternels et consanguins étaient autrefois des stratégies pour réduire les conflits et promouvoir la coexistence pacifique. À cause de l'importance du commerce, les sociétés Africaines avaient des règles protégeant le commerce et les commerçants;

-les règles relatives aux conflits et à leur résolution: L'arbre à palabre est le symbole d'un art social d'exprimer et de régler pacifiquement les différences et les conflits. on prend le temps de rechercher ensemble un consensus, un accord qui renforce le pacte social et l'on ignore le vote à la majorité.

Les conflits et leurs résolutions étaient gérées suivant certaines règles: les armes mortelles prohibées pendant certains conflits opposant des personnes ayant des liens de parenté, il y avait des jours de trêve, des zones d'asile comme le baobab et les bois sacrés au Sénégal, les griots qui déclarait la guerre n'était pas tué; les vieillards, les femmes et les infirmes étaient épargnés, les prisonniers blesses étaient soignés par les femmes, les captifs de guerre étaient intégrés à la famille, les morts rendus à leur famille car dit-on après la mort il n'y a pas de haine. Dés lors, on peut dire qu'il y'a rencontre entre la tradition africaine et le droit international humanitaire.

-l 'échange de cadeaux: il constitue un élément important dans la consolidation des liens dans le groupe, entre les peuples et, la nature du cadeau symbolise le degré d'estime qu'on a pour le bénéficiaire; par exemple le "sac royal" chez les Bamilékés de l'ouest Cameroun, la kola chez les Ibos du Nigeria;

-la parenté à plaisanterie: appelé "kal" au Sénégal, ou "sanankouya" chez les mandingues, on la retrouve dans toutes les sociétés sahéliennes se manifeste par l'échange de quolibets, de plaisanteries entre deux ethnies, à l'intérieur d'une même ethnie, entre cousins, entre grands-parents et petit-fils dans la même famille; il confère des droits à celui qui l'utilise mais il a ses règles et ses limites. Il ouvre cependant de nombreuses opportunités de dialogue et de compréhension. On peut citer aussi la fraternité de case entre ceux qui ont partagé la case de l'homme (circoncision), car l'on considère qu'au-delà de l'expérience vécue en commun pendant les cérémonies initiatiques, les jeunes ont mélangé leur sang dans le même mortier et que ces liens sont plus durables que tous les autres; la cohabitation prolongée est considérée comme une véritable parenté au Sénégal;

-la perception et le traitement de la personne: A n'importe quel stade de la vie, l'individu reçoit un traitement qui témoigne du respect qui lui est dû, l'enfant, considéré sur le plan génésique comme un contre pouvoir à la mort, la femme, productrice d'aliments et reproductrice de vies bénéficie de certains privilèges, les vieillards révérés comme des forces spirituelles pouvant bénir ou maudire les personnes irrévérencieuses et ce respect était même étendu aux morts considérés comme faisant partie du continuum de l'espèce vivante. Verser du sang en conséquence était considéré comme un acte grave qui appelait à une cérémonie de purification;

.-les décisions par consensus: les Africains recherchent toujours par le dialogue et la négociation un consensus, un accord qui renforce la pacte social.

D'autres valeurs existent encore, qui sont des bases solides pour la démocratie et la paix, c'est l'engagement fondé sur la confiance et la confidence, le sens de l'honneur, la discrétion, la patience, l'humilité, le respect pour l'autorité, l'épargne collective etc.

La charte de Kouroukanfouga, recueil de traditions orales adopté en 1236 dans l'empire du Mali et destiné à harmoniser la vie du grand ensemble Mandingue exprime de façon on ne peut plus claire ces valeurs. Cette charte qui comprend des dispositions comme: l'organisation de la société, la propriété, et la protection de l'environnement fait état de valeurs comme:

-le droit à la vie et à l'intégrité physique;

-l'éloge du travail et la lutte contre l'oisiveté, la paresse;

-le cousinage à plaisanterie, le totémisme;

-l'éducation des enfants, une tâche qui incombe à l'ensemble de la société;

-le respect des femmes;

-la vanité est signe de faiblesse;

-offrir l'hospitalité aux étrangers;

-protection de la brousse et de ses habitants pour le bonheur de tous etc.
.

Extrait de l'Afrique , un défi pour l'éducation à la paix , conférence de Lomé , Saliou SARR

www.eip-cifedhop.org/eipafrique/senegal/senegal.html

 

DIDACTIQUE

Techniques pour écouter

-" L'écoute active"

Ecouter est un art , une technique. Par sa façon d'écouter , l'adulte peut donner envie ou non à l'enfant de communiquer. Ecouter est basé sur les possibilités d'entendre et de comprendre ce que les autres nous disent . Parler est un besoin , mais écouter est un talent disait Goethe .

Entendre devient écouter quand nous faisons attention à ce qui est dit et le suivons attentivement . C'est l'écoute active .

L'écoute active est à la fois un moyen de prévenir les conflits et un outil pour la résolution des conflits. Elle comprend le reflet et la reformulation

-le reflet consiste à communiquer à l'autre qu'on comprend ses sentiments et exprimer qu'on est prêt à l'aider s'il le souhaite

-la reformulation c'est renvoyer à autrui ce qu'on a compris de son message

La personne qui écoute doit avoir une attitude compréhensive, c'est à dire la capacité de développer l'empathie avec celui qui parle. Selon Carl Rogers , "c'est la capacité de s'immerger dans le monde subjectif d'autrui et de participer à son expérience dans toute la mesure ou la communication verbale et non verbale le permet" . c'est accueillir comme de l'intérieur les réactions de son interlocuteur, la façon dont il vit tel ou tel problème, d'entre pleinement dans ce que l'autre ressent et d'éprouver les situations comme si on était à sa place sans pour autant se dissoudre dans son problème, car il faut être congruent, c'est à dire le souci d'authenticité, de fidélité à sa réalité personnelle.

-Qu'est-ce qui nous aide à écouter ?

Nous écoutons avec notre corps aussi bien qu'avec notre mémoire

-se mettre en place en face de l'interlocuteur ou en causeuse

-se tenir correctement

-se pencher vers l'interlocuteur en position d'écoute

-Etre détendu

Ecouter ce qui se dit

-Ecouter le thème principal et non seulement les faits

-Etre réceptif à tout ce qui se fait

-Analyser et évaluer

-Ne pas interrompre

Etre attentif à la manière dont les choses sont dites

-Les gestes

-Le ton de la voix

Ecouter est très important parce que…..

-Cela démontre aux personnes que vous donnez de la valeur à ce qu'ils disent

-Cela encourage les personnes à parler honnêtement et librement

-Cela peut vous aider à identifier à prévenir les conflits et à les résoudre de façon constructive

 LOISIRS ET DETENTE

Une stagiaire Américaine à L'EIP-Sénégal

Julie Blaskowski, étudiante en Etudes Globales et en justice sociale et boursière du Human Rights Center de l'université du Minnesota est en stage à l'EIP-Sénégal depuis le 1er juin 2005.

Julie, bëgg na lekk ceebu jen "julie aime déguster le riz au poisson sénégalais "

Julie Blaskowski a participé à des ateliers sur les droits de l'enfant , sur la résolution des conflits et s'est entretenue avec les clubs EIP de Thiès. Elle a animé des causeries sur les droits de l'homme et sur la mondialisation dans les clubs EIP et participé à des émissions radio sur l'éducation à la citoyenneté démocratique. Julie a animé un atelier sur les droits de l'enfant et la citoyenneté démocratique pendant le "yendou " des clubs EIP. Elle encadre les élèves des clubs EIP dans l'exécution du projet "un avenir pour le talibé" qui se déroule pendant les mois de juillet et Août.

Julie qui s'est bien intégrée à la culture sénégalaise s'est donnée un nom Sénégalais "Fatou Savané" , déguste régulièrement le "ceebu jen " et danse parfaitement le "mbalax".

 

SOLUTION DE LA CITOYENNETE EN ACTION

1=OUI ; 2=NON ; 3 = OUI ; 4 = NON ; 5 = NON ; 6 = NON ; 7=NON

Résultat exercice sur l'approche culturelle no 3

En wolof, on peut résumer la convention des droits de l'enfant avec 7 "y"

YOR = prendre en charge l'enfant, le nourrir le loger, le vêtir

YAR= éduquer dans le sens d'éclairer, de guider l'enfant

YEE= éveiller l'enfant

YEDD= conseiller l'enfant

YEUG= lui vouer de la considération, reconnaître sa dignité

YIR= protéger l'enfant

YEMALE= rendre égal

Détente

"Les droits humains au quotidien"

situation

Droit humain respecté

Droit humain non respecté

Article de la charte Africaine des droits et du bien être de l'enfant

Que faire?

Baye fall, le talibé mendie à longueur de journée

Astou ne va pas à l'école

Seynabou a été obligée d'épouser samba un vieux quinquagénaire

Solution" les droits humains au quotidien "EIP infos no 3

Aucun droit n'est respecté

1ère situation: article 19, article 24 alinéa 3, article 37 alinéa 1

2ème situation: article 7

3ème situation: articles 32 et 36

4ème situation: article 33

Charade

Mon premier est un meuble où l'on se repose

Mon deuxième est un nom de famille au Mali

Mon dernier est une valeur qui fonde les droits de l'homme

Résultats Charade EIP info no 3

No 1 : E-GA-LI-TE

No 2: RA-TI-FI-CA-TION

Exercices sur la résolution pacifique des conflits

consigne

1/Observez ces dessins et situez le conflit

2/Citer deux réactions face au conflit

3/Citer deux procédés de transformation des conflits interpersonnels

4/choisissez une ou plusieurs options pour résoudre le conflit

Réflexions

Je suis venue en stage à EIP-Sénégal depuis le début juin, et depuis lors, j'ai eu l'opportunité de bien connaître les défis aux quels L'EIP est confrontée. Mais aussi, j'ai eu la chance d'observer les performances enregistrées par les membres et les clubs de EIP.

Mon séjour à Thiès m'a permis de constater que EIP s'active énergiquement à sensibiliser les populations sur certains phénomènes sociaux. Par exemple, j'ai pu voir qu'elle s'efforce d'améliorer les conditions de vie des talibés. A côté de cela, j'ai été amenée aussi à constater qu'un effort considérable a été déployé pour encourager la scolarisation des jeunes filles. Cette expérience à EIP m'a fait pensé à la Chartre Africaine des Droits de l'Enfant et la Convention des Droits de l'Enfant, lesquelles combattent la mendicité et les formes de travail qui portent atteinte aux droits de l'enfant: par exemple le droit à l'éducation.

Je comprends que c'est vraiment un défi majeur d'apporter des solutions durables à ces phénomènes sociaux. Cependant, j'ai constaté une volonté forte de la part des membres de EIP à améliorer les conditions de vie des enfants qui travaillent. Malgré les difficultés d'accès au financement, les membres de EIP font ce qu'ils peuvent pour nourrir et soigner les enfants qui en ont besoin. A travers ces actes, il est évident qu'ils croient à leurs idéaux.

En plus des activités des adultes membres de EIP, les efforts des clubs ont fait preuve d'être parmi les aspects les plus forts de EIP-Sénégal. Dans les discussions au yendou en fin juin, les élèves ont exprimé leur désir pour la réussite de EIP et la promotion des droits de l'enfant. En proposant les projets pour EIP, ils ont démontré leur créativité et leur connaissance des droits de l'enfant.

Peut-être la plus grande réussite des clubs EIP se trouve dans les cas où les élèves ont résolu paisiblement les conflits à l'école. J'espère qu'à cause de leur succès, les membres des clubs EIP seront encouragés de continuer à travailler pour la paix et le bien-être de chaque membre de leur société. En plus, j'espère qu'ils croiront toujours en leur efficacité et leurs habiletés, parce que sans ces deux croyances, il est impossible d'agir comme un vrai citoyen.

Julie Blaskowski

Plaidoyer pour la paix en Afrique

Pourquoi tant de haine envers nous ?

Afrique ma chère Afrique

Pourquoi tant de méchanceté envers nous ?

Afrique ma chère Afrique ?

Pourquoi tant de conflits et de crimes envers ton peuple ?

Afrique ma chère Afrique

Ou sont passés ton courage et ton amour reçus de tes anciens ?

Afrique ma chère Afrique

Dépose tes armes, calme ton cœur, arrête les bains de sang, suis la bonne voie

Afrique ma chère Afrique

Pense de grâce a tes descendants ne te laisse pas influencer par les autres

Afrique ma chère Afrique

Essaie donc de vivre dans la paix, dans l’harmonie pour l’amour de DIEU.

Georges NDOUR, élève en classe de 5e , Collège Bassirou MBACKE, Thiès

 

 

 

 

 

Hommage à Michel Bastien

Bernadette, julien et Michel

Michel, mon ami

je t'ai connu un soir de juillet 1991 au château de Bossey à Céligny près de Genève en compagnie de ton inséparable compagne Bernadette.

Tu étais enthousiaste, prêt à communiquer avec l'autre, à le comprendre et à partager ton immense savoir.

Formateur hors pair, pétri de talent, ouvert , tu as su guider nos pas dans l'équipe pédagogique du CIFEDHOP que ce soit dans les sessions internationales à Genève ou dans les sessions Africaines en nous prodiguant des conseils.

Michel, tu es la générosité même, tu as su que le partage était fondamental dans la vie de relation, tu as tout donné, souvent sans rien recevoir en retour.

Michel, tu es la tolérance même, l'inter culturalité tu en as fait ton credo et ton mode vie. Je me souviens encore de cet atelier que nous avons animé ensemble , toi, Marc, Bernadette et moi même, cet après midi de juillet 1994 à Genève "5 milliards d'hommes , tous parents , tous différents" Combien c'était émouvant!! . Cet autre atelier qui nous a réunis "Les exclus du système éducatifs" avec les talibés mendiants du Sénégal et les enfants qui mendient dans les métro de Bruxelles, les enfants ROM, une preuve que les problèmes de l'enfance n'ont pas de frontières. Je me souviens encore des sessions du Niger, Bénin, Congo …..Que de souvenirs!!

Michel, qui à Thiès, ne se souvient pas de ton séjour avec Bernadette chez les SARR! Vous qui avez comblé les populations de cadeaux, de médicaments, d'habits , cahiers, bics etc .

Tu as mangé avec Bernadette les mêmes plats que nous, bu la même eau que nous sans complexe de supériorité, discuté avec les habitants du quartier et les enseignants de Thiès, toujours dans cette mise en œuvre des valeurs de solidarité, de tolérance prônées par l'EIP.

Michel, tu es parti, mais ton visage restera à jamais gravé dans ma mémoire, dors en paix, car tu as accompli ta mission sur terre.

Michel , je penserai toujours à toi à chaque fois que, j'anime un atelier sur les droits humains, sur la paix, au Sénégal ou ailleurs

Que la terre de Mons en Belgique te soit légère , que Dieu t'accueille dans son paradis éternel

Saliou SARR , Président de l' EIP-Sénégal, formateur à l'école de Formation d'instituteurs de Thiès

CE QU’EST L’EIP

Fondée à Genève en 1967, l’Association Mondiale pour l’école Instrument de paix (EIP) est une organisation internationale non gouvernementale qui contribue depuis plus de trente ans à l’éducation aux droits de l’homme et à la paix dans le monde.

L’EIP est dotée d’un statut consultatif auprès du conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), de l’organisation international du travail (OIT), de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe et de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples.

Oeuvrant sur tous les continents, l’EIP compte une quarantaine d’ antennes nationales .

Le réseau de l’EIP est majoritairement composé de pédagogues, de formateurs en éducation populaire et de chercheurs en sciences de l’éducation, en sciences sociales, juridiques et humaines ; on y compte aussi des responsables d’établissement scolaires, des fonctionnaires de l’éducation, des militants d’autres ONG, des artistes et des étudiants.

Son centre international de formation à l’éducation aux droits humains et à la paix (CIFEDHOP) offre des sessions de formation aux échelles internationale, régionales et nationales. Les approches pédagogiques et didactiques de l’EIP favorisent l’apprentissage coopératif, la co-construction des savoirs et l’analyse critique . Ses nombreuses activités et publications constituent des ressources importantes pour le monde de l’éducation.

Née d’une volonté de faire de l’école un lieu d’apprentissage de la paix, l’EIP s’est employée depuis ses débuts à faire reculer les frontières de l’exclusion, à promouvoir le droit à l’éducation et à utiliser le crayon et à rejeter le fusil pour assurer la coexistence pacifique et construire une citoyenneté démocratique.

Sa section Sénégalaise est basée à Thiès, à Sam Pathé près de chez Dioury mais compte des membres dans tout le pays. Créée en octobre 1992, l’EIP-Sénégal a obtenu son récépissé le 2 décembre 1998..

L’EIP-Sénégal diffuse dans les écoles et dans le public en général de la déclaration universelle des droits de l’homme, de la charte Africaine des droits e l’homme et des peuples, de la convention des droits de l’enfant, de la charte Africaine des droits et du bien être de l’enfant. Elle célèbre les journées internationales relatives aux droits de l’homme(10 décembre, 8 mars, 16 juin etc ), organise des sessions de formation en direction des enseignants sur l’éducation aux droits humains et la paix. . Elle intervient dans les séances d’animation pédagogiques, dans les Associations sportives et culturelles (ASC) et dans la formation des élus locaux, promeut les échanges de correspondance interscolaires sur les droits de l’enfant notamment par le biais des cahiers de l’amitié. Elle anime des émissions à la radio sur des thèmes divers, droits humains, éducation à la citoyenneté démocratique, paix etc..

L’EIP-Sénégal récolte les informations concernant les droits à l’éducation et l’éducation aux droits humains, notamment les violations du droits à l’éducation et du droit à l’éducation aux droits humains et les dénonce.

Elle échange avec d’autres acteurs de l’éducation aux droits humains par le biais d’Internet et publie son bulletin semestriel, EIP-Infos qui se veut un répertoire de ses activités et une tribune pour l'éducation aux droits de l'homme et à la paix.

L'EIP-Sénégal a mis en place dans les écoles des clubs qui sont des structures de formation des jeunes à la paix et à la citoyenneté démocratique (voir EIP-infos no 2).

Elle élabore des outils pédagogiques et les diffuse dans les écoles comme le guide pédagogique à l'intention des enseignants : "A la découverte des droits de l'enfant et la Bande Dessinée "thierno, le talibé"

 

 

 

" Désarmer l’esprit pour désarmer la main "

EIP-Infos

Bulletin d'adhésion